La 13ème édition de L’étrange festival de Strasbourg se déroulera du 24 au 28 octobre 2007 au cinéma L’odyssée. L’équipe vous y attend nombreux pour découvrir entre autres avant-premières Frontières, de Xavier Gens.
Une manifestation unique en son genre dont l'objet est de faire découvrir des films autres, extravagants, insolites, féeriques, hors normes, sortant des sentiers battus... en un mot, différents. Au programme : des films inédits et/ou méconnus, des avant-premières, des (re)découvertes, une étrange séance pour le jeune public et des courts métrages venant des 4 coins de la planète. Signalons quelques temps forts : l’ouverture avec
Frontière(s) en première française et en présence du réalisateur Xavier Gens et de l’actrice Karina Testa. Vendredi 26 : première française de Llik Your Idols, un documentaire saisissant sur le cinéma underground américain des années 90, en présence de la réalisatrice Angélique Bosio. Dimanche 28 : ciné-goûter « oriental » pour les enfants avec Les aventures du Prince Ahmed, premier film d’animation de l’histoire du cinéma. Dimanche 28 : remise de L’Étrange Prix du Public au meilleur étrange court métrage.
Ci-dessous le communiqué de presse :
Un des temps forts de cette 13e édition est incontestablement l’avant-première exceptionnelle de Frontière(s)
(mercredi 24), en présence du réalisateur Xavier Gens et de l’actrice Karine Testa. Souvent vilipendé, le cinéma
de genre français s’enrichit ici d’une véritable pièce maîtresse qui risque de faire couler beaucoup d’encre en
raison de son jusqu’au-boutisme et de son sous-texte politique.
Retour sur le phénomène Grindhouse (remis récemment au goût du jour par Quentin Tarantino) le jeudi 25
octobre avec deux incontournables du genre : Elmer le remue-méninges de Frank Henenlotter, cinéaste qui a
voué toute sa carrière au bon mauvais goût et Café Flesh, soit une oeuvre pronographique à nulle autre pareille.
Entre ces deux sommets, Turkish Star Wars, un incunable passé à la postérité pour avoir pillé des séquences
entières de La Guerre des Etoiles de George Lucas.
Dans la catégorie inclassable, Forbidden Zone (vendredi 26) se pose sans conteste en maître étalon.
Croisement improbable et hautement jouissif entre The Rocky Horror Picture Show et Eraserhead de David
Lynch, ce véritable ovni s’impose d’ores et déjà comme le film le plus fou du festival.
Riche d’un grand nombre de chefs-d’oeuvre méconnus, la série B sera à l’honneur avec Meurtres sous contrôle
(samedi 27), thriller paranoïaque signé Larry Cohen, le créateur de la cultissime série Les envahisseurs. Où l’on
voit que la relative modestie des moyens ne nuit pas à la création. Marchant sur ses traces, le cinéaste Canadien
Maurice Deveraux a parfaitement retenu la leçon et signe avec End of the line (samedi 27), un film oppressant
qui transcende un sujet ultra-rabâché par une mise en scène particulièrement inventive.
Quelque peu oubliés aujourd’hui, les sulfureux Richard Kern et Nick Zedd ont donné naissance au début des
années 90 à un mouvement qu’ils ont qualifié de « cinéma de la transgression ». Le documentaire saisissant de
Angélique Bosio, Llik youri idols (vendredi 27) leur donne la parole. Présente à l’occasion de cette première
française, elle présentera également trois des plus emblématiques courts métrages de ce mouvement.
Après deux essais baroques qui ont largement été incompris et rejetés par la critique, Harmony Korine revient
en force avec le plus apaisé mais non moins bizarroïde Mister Lonely (vendredi 26). Revisitant ses propres
obsessions (la fascination pour les marginaux et les êtres décalés), ce cinéaste lunaire signe ici un film
incroyablement attachant et d’une rare poésie.
Fidèle à sa volonté de croiser les genres et de mélanger les publics, le festival ouvre également ses portes aux
petits et grands enfants ainsi qu’aux amateurs d’animation classique. Adapté des récits merveilleux des Mille et
Une Nuits, Les aventures du prince Ahmed (dimanche 28) surprendra et captivera autant par son rythme
enlevé que par sa grande beauté formelle.
De l’animation toujours mais nettement plus « adulte » et trash avec Aachi & Ssipak (samedi 27) qui cumule
humour régressif (pour ne pas dire scatophile), satire sociétale et références cinéphiliques et qui enchaîne sans
coup férir les séquences les plus délirantes.
Auteur fascinant que le festival suit avec attention depuis la projection de Careful en 1994 devant un public
médusé, Guy Maddin nous revient avec Des trous dans la tête (dimanche 28), film plus ou moins
autobiographique entre grand spectacle, hommage au cinéma muet et recherche esthétique.
Ce périple au coeur de la planète étrange s’achève en tout irrévérence et drôlerie avec Teeth (dimanche 28),
mélange déroutant entre l’horreur organique à la David Cronenberg et la comédie pour ados.
Pour tout renseignement: www.madcineclub.com