Si
Là-haut confine à la soif de grands espaces, il parle surtout de l'accomplissement de soi. A 78 ans, Carl Fredricksen va retrouver une ultime étincelle de vie, celle qui va lui permettre d'accrocher des milliers de ballons à sa cheminée et faire voler ces murs dans les nuages. Ultime échappatoire à sa condition. Une fuite en avant pour se réaliser et tenir une promesse du passée. Le vieillard n'est pas le seul à être croqué avec tendresse par les scénaristes. Un petit garçon nommé Russell s'apprête également à chambouler vos coeurs et le quotidien du retraité en ballade aérienne. Débute alors un buddy-movie entre le vieux bougon et le jeune scout idéaliste, véritable reflet de Carl enfant. A la manière de Boo dans
Monstres et Cie, Russell tient une place prépondérante dans le passage du réel à l'imaginaire. Vu à travers les yeux d'un enfant, le monde paraît toujours plus coloré et plus grand. Le but avoué du septième art...