Parallèlement à une mauvaise éducation chez les Pères Salésiens et chez les Franciscains dans sa tendre enfance, Pédro Almodovar découvre les fleurs des secrets filmiques en fréquentant les salles obscures. Après avoir tout dit sur sa mère, écrit de nombreux scenarii et des courts-métrages en Super 8 à la fin des années 70, il emprunte le labyrinthe des passions théâtrales au sein de la troupe indépendante "Los Goliardos" et fonde un groupe punk rock "Almodovar y McNamara".
Fin du régime Franquiste : il commence le tournage de longs métrages loufoques, s'entiche de Carmen Maura qui risque gros, révèle au monde entier des interprètes tels que Victoria Abril, Antonio Banderas puis transcende dans un second temps Penelope Cruz, la découverte de Bigas Lunas (Jambon, jambon) qui aujourd'hui mène la carrière Hollywoodienne que l'on sait. Quand il se tourne les pouces, Pédro produit des talents (Guillermo del Toro, Isabel Coixet...) qui le lui rendent bien.
La piel que habito (La peau que j'habite) est un nouveau projet que Pedro Almodovar rumine pourtant depuis des années. Il s'agit d'une adaptation très libre du roman de Thierry Jonquet, Mygale, paru en 1995.
L'histoire raconte celle du Dr. Ledgard, incarné par Antonio Banderas. Depuis que sa femme est morte dans un accident de voiture, ce chirurgien respecté, travaille sur la création d'un nouveau type de peau qui aurait pu sauver sa femme. Douze ans plus tard, le médecin réussit à mettre au point cette dernière, grâce aux avancées sur la thérapie cellulaire. Pour arriver à son but, il ne respecte pas les limites éthiques de la transgénèse avec des êtres humains. Mais ce ne sera pas son seul crime...
Voici en exclu l'affiche du film :

L'histoire : Certaines personnes abusent sans aucun scrupule de leur immense pouvoir, il y en a d'autres dont l'unique pouvoir réside en leur extraordinaire capaci[…]
