De temps à autre, une idée surgit des brainstormings intensifs des rédactions croisées de Dvdrama et d’Excessif : il s’agit d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire qui aura lieu le jeudi et qui permettra à nos lecteurs de réagir à chaud sur les films sortis durant la semaine.
Le jour d’après permettra ainsi d’avoir un panorama d’avis divers sur l’actualité cinéma brûlante et sera intégralement rédigé par nos lecteurs excessifs. Pour participer, il suffit d’aller voir un film le jour de sa sortie et d'envoyer un mail à
laurent.tity@dvdrama.com ou de poster simplement son avis chiffré sur les forums des critiques cinéma. On attend avec impatience vos écrits à partir de mercredi prochain.
HOT FUZZHowieAyant trouvé
Shaun of the Dead très quelconque lorsque je l'ai vu au cinéma, ce n'est finalement que très récemment que je me suis mis à vraiment attendre
Hot Fuzz. Au fil des nouveaux visionnages,
Shaun of the Dead s'était imposé à moi comme un véritable film culte. J'ai donc commencé à vraiment attendre Hot Fuzz qui allait s'attaquer au film d'action un peu comme
Shaun of the Dead était une preuve d'amour envers les films de zombies. Et je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à ça
:
Hot Fuzz m'aura à la fois déçu et très agréablement surpris là où je ne m'y attendais pas. En premier lieu, ce qui frappe le plus dès le début du film et tout le long de ses cent-vingt minutes, c'est la réalisation d'Edgar Wright. La réalisation si précise, efficace, dynamique et maîtrisée de Wright sur
Shaun of the Dead ne laissait pas présager cette réalisation peu inspirée et chaotique.
Le réalisateur accumule les plans très très brefs sans découper son action comme il faut : au final c'est donc très peu lisible et peu efficace, voire même désagréable. Egalement, comme je le disais, l'autre problème de réalisation vient du fait qu'elle n'est pas souvent très inspirée. Les plans quelconques et sans beauté particulière s'enchaînent et tout ça tranche vraiment avec le premier film du réalisateur. La cause de tout ça, c'est peut-être des décors ultra-banals qui ne semblent pas avoir fait l'objet d'une quelconque sélection, ainsi qu'une photographie belle mais inégale. Un sacré coup dur pour le film, d'autant que le mauvais découpage de l'action rend le montage rapide cher au réalisateur très brouillon et mal foutu.Du côté des acteurs, c'est par contre là un sans-faute puisqu'en plus des quelques têtes déjà connues, tout le casting se prête au jeu du second degré et le tout
fonctionne bien. Du point de vue de la musique, c'est déjà moins convaincant puisque l'univers musical du film ne possède que très peu de charme. Alors c'est ça
Hot Fuzz ? Un film quelconque qui semble provenir d'un ersatz d'Edgar Wright ? Bien heureusement non, le scénario se révèle au départ plutôt quelconque mais part, dans sa dernière partie, vers un délire monumental.

Comme si tout le reste du film n'était là que pour dire au spectateur "attendez, vous n'avez encore rien vu" : en effet, une fois que l'enquête policière trouve un coupable, elle commence à dégénérer sérieusement et nous apporte ce qu'on était venu voir, à savoir un déchaînement d'action ultra-débile et gamin, un concentré de ce qu'il y a de meilleur dans les films d'action un peu ringards, constituant un pied magnifique et vraiment très long ! Wright ne s'est pas foutu de la gueule de ses spectateurs et nous offre une très longue dernière partie, franchement excellente et qui semble avoir entendu et compris tout ce pourquoi le spectateur vient voir Hot Fuzz. Je ne
vous en dit pas plus pour vous laisser la surprise si vous ne l'avez pas vu, mais ceux qui ont vu le film savent de quoi je parle, il y a dans
Hot Fuzz quelque-chose qui devient instantanément culte. Malgré ce défaut toujours bien présent de découpage de l'action et cette impression que tout le monde tire sur n'importe quoi sans jamais toucher quelqu'un, peu importe, ces quelques lacunes trouvent leur compensation dans la conception même de cette dernière partie. Si
Shaun of the Dead était un film maîtrisé et efficace, il souffrait finalement d'un déroulement des plus quelconques, là où
Hot Fuzz possède de sérieux défauts techniques mais donne au spectateur la surprise de voir ce qu'il n'espérait même pas voir un jour sur grand écran. C'est forcément à voir, et à conserver une fois le DVD sorti, pour pouvoir dire, lors d'une soirée entre potes "bon, les mecs, sortez le poulet, j'ai ramené
Hot Fuzz".
Note : 7/10 La Critique
DEAD OR ALIVE
Howie
Il faut bien savoir qu'avec l'idée de départ vraiment alléchante de Dead or Alive, le film avait très peu de chances d'être bon. En effet, c'est
toujours dans les pitchs les plus simples et alléchants que naissent les plus
grandes déceptions d'un résultat qui n'exploite pas totalement le potentiel rêvé. Tout d'abord, parlons déjà de ce qui vaut le prix du billet : les actrices sont sublimes, et le film joue là-dessus un maximum en accumulant les scènes en bikini ou les plans sur les fesses ou le visage des héroînes. Là-dessus, aucune déception, n'importe quel adepte de la beauté féminine tombera raide dingue amoureux de ces combattantes dès leur première apparition.Voilà c'est tout, générique de fin. Bon Dieu, qu'est-ce que j'aurai voulu que ma critique du film puisse s'arrêter là... Malheureusement non, Dead or Alive n'aurait dû être que ce petit film sympatoche ou des top models exécutent des chorégraphies incroyables en face de décors de rêves. En premier lieu, les effets spéciaux du film sont tout simplement ignobles ! Comment supporter de voir des décors entiers bricolés numériquement, ce qui ruine tout le potentiel de décors de rêves du film. Heureusement, les scènes en décors réels existent et il y en a des magnifiques. Je retiendrai par exemple une scène sous la pluie en plein milieu de la plage entre Sarah Carter et Holly Valance.
Avec ça, le film aurait été sérieusement potable. Je passe donc à l'autre qualité du film : certains cadres ne sont franchement pas mauvais, et il arrive qu'une scène ressorte et qu'on fasse "ah, enfin une scène qui me donne ce que je voulais voir". Malheureusement ce constat est vraiment très rare dans le film. Il ne fait que donner un peu d'espoir avant qu'on se dise "merde, je suis réellement en train de voir une incroyable daube, c'est maintenant sûr et certain". La musique est effroyable, c'est le gros cliché de l'action à la Uwe Boll avec une musique électronique derrière pour faire branché. Le montage lui aussi vraiment mauvais, surtout dans ces moments cultissimes où des inscriptions style jeu vidéo s'affichent sur l'écran, ou encore lorsque la transition d'un jour à l'autre est faite par un logo DOA, et ce summum de médiocrité qui, accrochez vous bien, fait que le film se termine sur un résumé en retour rapide des scènes d'action du film (!!!!). C'est tout simplement phénoménalement mauvais ! Là-dedans, le clou est enfoncé par ces couleurs criardes et cheap comme c'est pas permis : si le maquillage violet d' Holly Valance est très beau, que penser des cheveux verts d'un des combattants, ou de la vestimentation sur-bleutée du beau gosse prétentieux joué d'ailleurs par le frère sans talent de James Marsden ?
On retrouve généralement ce genre de couleurs ultra-forcées sur tous les vêtements et dans la plupart des décors en intérieur qui sont sensés faire futuristes, et c'est cheap à un point incroyable. Ces couleurs cheap s'ajoutent à la médiocrité des acteurs masculins et leur aspect ridicule pour nous donner l'impression d'assister à un mix entre un téléfilm et un film pour gosses à la Cody Banks. J'enchaînerai là-dessus pour parler vraiment du côté très très gamin du film. S'il ne fait visiblement aucun doute que les trois scénaristes (!!!) n'ont pas plus de onze ans, tout le film sonne vraiment très enfantin, que ce soit dans les relations entre les personnages ou dans la cohérence inexistante des scènes entre elles. C'est vraiment ça en fait, Dead or Alive a tout du film écrit par des gosses un Mercredi après-midi (personne ne me fera croire que ce brouillon a pris plus de temps que ça à être griffoné, je n'ai jamais été difficile et accepte tous les scénarii servant d'excuse aux bonnes idées, mais je n'avais jamais vu ça, c'est tout simplement le pire scénario jamais écrit par quelqu'un). On a vraiment honte d'être dans la salle. J'ai déjà assisté à des films que j'ai trouvés très mauvais, mais je n'avais jamais eu honte d'être dans une salle de cinéma, avec cette impression partagée entre tous les spectateurs de la salle de savoir qu'on est soi-même devant un film vraiment très bidon, et de savoir que les autres le savent aussi, et qu'une honte générale se dégage des spectateurs de la salle de s'être dit un beau jour "je vais payer une place pour Dead or Alive". Je me retrouve plutôt bien loti quand je vois que des gars y sont allés avec leur copine. Ca peut être la fin d'une histoire d'amour...
Il ne ressort de ce film que deux choses : des décors parfois pas trop mal quand ils ne sont pas faits numériquement, et surtout les actrices principales. Jaime Pressly se permet même de sortir un peu du lot puisqu'en plus d'être sublime comme Holly Valance, Devon Aoki et Sarah Carter, ses "mimiques" (étant donné le scénario, il me paraît difficile de parler de jeu d'actrice malheureusement) la rendent très sympa. La présence en tant que producteur de Paul N.A.Z.E. Anderson m'a surpris dans le sens où DOA est trop mauvais pour lui, je m'attendais plus à ce qu'Uwe Boll apparaisse. Malgré tout, DOA reste toujours mieux que House of the Dead pour les quelques scènes à sauver et l'utilisation des actrices qui en est faite, puisqu'il est quand même difficile de regretter le prix du billet tant leur beauté est mise en avant. Reste que leur beauté méritait vraiment beaucoup mieux.
Note : 2/10
La Critique
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