Il y a des films cons comme ça, qui affichent ouvertement tout leur potentiel à partir d'une simple idée couchée sur papier un soir de cuite. Lorsque le concept en question est mis en chantier à Hollywood, ça donne un truc finalement très décevant du style
Des Serpents dans l'avion. Mais lorsque quelques cintrés nihilistes décident de pousser la folie un peu plus loin que le sempiternel film de monstre, ils attisent au pire la curiosité, au mieux la surprise. Pourquoi mettre une fois de plus le monde en danger avec araignées, requins et crocodiles là où des bestioles bien plus mignonnes peuvent se montrer sous leur jour le plus sombre ? C'est le postulat de
Black Sheep et ses moutons mangeurs d'hommes qui, après la vache folle de
Isolation et les poulets aviaires de
Poultrygeist de Lloyd Kaufman, perpétuent la rébellion de la basse cour contre le genre humain dans une version plus crapouille des
Animaux de la ferme de George Orwell. En tout cas, ils nous auront, c'est sur !
Alors bien évidemment, vous nous direz qu'il ne suffit pas d'avoir une idée sortie d'un chapeau pour faire un film, aussi burlesque soit-elle, mais
Black Sheep nourri cet espoir un peu aveugle puisque la bizarrerie est en provenance de Nouvelle Zélande. Mère nourricière des
Bad Taste et
Braindead que Jonathan King – réalisateur de ce mouton noir - cite à tour de bras comme références. Rassurant ? Un peu plus encore lorsque l'on sait que c'est Weta Workshop qui se charge de donner vie aux ovidés qui en ont ras la laine, la compagnie n'étant autre que celle appartenant à Peter Jackson. Comme quoi, tous les éléments se rejoignent dans cet univers un peu fou.
Prévu pour 2007 dans sa mère patrie et un peu plus tard ailleurs dans le monde – sans aucune annonce quelconque en ce qui concerne la France –
Black Sheep possède les prémices du film tant attendu qui prendra la relève des premières amours de Peter Jackson. Gageons qu'il tiendra toutes ses promesses…
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