Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.
Le film a été projeté en cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes, voici pour mémoire les premières sensations de notre journaliste :
je découvre avec une grande impatience le nouveau film de Wong Kar Wai, My Blueberry Nights, et, si en sortant je sens qu'il ne fait pas l'unanimité, personnellement je suis littéralement conquise. Des portes se ferment, d'autres s'ouvrent, la vie est semée de ruptures, déchirantes qu'il faut surmonter en s'efforçant d'avancer : c'est sur ce postulat que le cinéaste se repose. Après avoir filmé avec sensualité la rencontre amoureuse dans In The Mood For Love, il s'arrête sur le cheminement d'êtres brisés par un chagrin d'amour, sur celui d'Elisabeth qui, pour échapper à sa douleur, s'enfuit, quitte New-York, laisse derrière elle ses souvenirs, pour se lancer dans une longue traversée des Etats-Unis. Tout au long de ce périple, elle croise des hommes et des femmes déchirés, dont la solitude l'amène à se construire, à se poser des questions sur ce qu'elle désire, profondément, à s'ouvrir aux autres, à s'accepter, différemment, à se tourner vers une nouvelle vie.
Voici la galerie :