Par CS - publié le 27 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 27 octobre 2009 à 10h59 - 5 commentaire(s)

Tout a commencé par une rumeur. Un pote qui dit à un autre pote qu'il a vu une bande annonce qui l'a terrifié. Puis c'est toute une campagne marketing qui aux États-Unis invite le public à venir voir le film tout en filmant leurs réactions dans le noir. Le résultat est bluffant et le public adore. C'est alors toute une mouvance de teenagers américains qui se rue dans les salles dès le jour de sa sortie.

Le film reçoit les éloges au Festival de Slamdance lorsqu'il est projeté en janvier 2008. A sa sortie en salles le 25 septembre, le nombre de copies du long-métrage reste relativement restreint compte tenu de toute la ferveur autour de ce dernier. Il n'y a que 12 copies le premier weekend d'exploitation. Autant dire que c'est un chiffre minuscule aux États-Unis. Le deuxième week-end, c'est 33 copies qui sont diffusées : toutes les salles affichent "complet" à toutes les séances. Porté par les fans comme étant le nouveau film culte de cette décennie, Paranormal Activity continue son chemin.

 


Et l'aventure ne s'arrête pas là. Le week-end dernier, Paranormal Activity réalise le plus gros chiffre de tous les temps pour un film édité à moins de 200 copies. C'est 7 millions de recettes pour seulement 159 salles de projection. Le film prend alors la 5ème place du box office américain.

Début 2008, Dreamworks acquérait les droits du film après le Festival Slamdance et souhaitait en faire un remake. Mais récupéré par Paramount après la séparation des deux sociétés, le métrage devient un phénomène incroyable. C'est en effet avec un budget dérisoire de 20 000 dollars qu'il est produit. Dans la lignée des films vérités réhabilités par le cultissime Le Projet Blair Witch en 1999, Paranormal Activity réalise un véritable coup de théâtre. A l'époque, Blair Witch bénéficiait d'un budget de 35 000 dollars...

 


L'histoire : Après que Katie et Micah aient emménagé dans ce qui semblait être une résidence de banlieue typique, le jeune couple devient la victime d'une présence surnaturelle, peut-être même démoniaque. Ce qui est sûr c'est que celle-ci est plus active au milieu de la nuit, lorsque les occupants sont endormis. Afin d'avoir le fin mot de l'histoire, ils décident alors d'installer des caméras à des endroits stratégiques de la maison, pour constater ce qu'il se passe lors de leur sommeil.
Pour l'anecdote, Steven Spielberg aurait demandé lors de la projection du film à ne pas rester tout seul dans la salle. Alors Steven ? On a peur du noir ?

Réalisé par Oren Peli, la sortie du film, initialement prévue au 6 janvier, vient d'être avancée par le distributeur français (Wild Bunch) au 2 décembre.
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