Par Kevin Dutot - publié le 24 septembre 2007 à 00h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h29 - 3 commentaire(s)
Cher lecteur, si tu fais partie de ceux qui peuvent, sans sourciller, traverser le long couloir qui mêne aux toilettes en pleine nuit et sans allumer la lumière, cette missive n’est pas pour toi... Tu peux retourner te promener sur le site !

PETIT MOT A L’ATTENTION DES PEUREUX...


Bonjour à toi flippette,
Toi, l’antithèse du Jean-sans-peur, qui frise la syncope à la vue d’une goutte de sang et qui ne saurais oublier de bien ranger ses jambes dans le lit (on ne sait jamais...).
Je m’adresse à toi car ton dernier film d’horreur en date s’appelle Annie et met en scène une petite rousse qui chante ! Oui, c’est bien à toi que je m’adresse... L’heure est grave, car en continuant ainsi tu risques de passer à côté d’un des meilleurs films de cette année. Tous genres confondus. Et en bon cinéphile, tu te dois de découvrir ce métrage qui va effectivement te faire dresser les poils mais pour des raisons bien plus nobles qu’une simple frousse.

Ce film s’apelle 28 Semaines plus tard. Rien à voir avec la dernière palme d’or, il est ici question de zombis et de virus. Suite directe de 28 jours plus tard, que ton grand frère a essayé de te montrer en faisant croire qu’il s’agissait du dernier Meg Ryan, tu te dis qu’il s’agit d’une grosse bêtise sanglante et proprement destinée aux vampires les plus avides d’hémoglobine (ton pote fan de Marilyn Manson). Tu ne te sens pas concerné par cette sortie ? « Encore un film à la con pour me faire faire dans la culotte » tu te dis... Quelle erreur !!! Car 28 Semaines plus tard est bien plus que ça... Je ne vais pas t’en faire une critique dithyrambique, une thèse de 600 pages sur le film ne pourrait te pousser à le voir. Alors j’ai pris le temps de t’ecrire cette petite lettre car tu es un spécimen qui m’est familier. J’ai dans mon entourage, plusieurs amis et proches qui ne voudront aller voir ce film sous le seul prétexte qu’ils n’aiment pas avoir peur. C’est sûr, lorsque tu te seras blotti dans ton siège, tu auras peur. Mais c’est infime, c’est une émotion parmi cent. Car lorsque dix de tes poils se dresseront d’épouvante, mille se dresseront de douleur, deux mille d’excitation... Tu vas bouilloner, atteindre une exaltation portée par une partition musicale inouïe et une mise en scène époustouflante.
Tu vas sursauter... parfois. Tu vas pleurer... souvent. Et tu reprendras ton souffle... de temps en temps. Car l’expérience est unique et tu t’en voudrais de passer à côté.


Sache cependant que tu devras cacher tes petits yeux sensibles lors de certaines séquences mais que tu seras médusé, ébahi, et l'oeil grand ouvert sur d'autres... Tu feras reculer jusqu’au dernier instant le moindre battement de cils. Et c'est alors qu'une petite frayeur de-ci de-là ne pourra venir gâcher la satisfaction immense que tu auras devant 28 Semaines plus tard. Car il s’agit bien de déplaisir joussif, d’une bouffée d’oxygène salement étouffante, d’une gracieuse gifle... Bref, balloté entre des émotions que tu ne connais peut-être pas, il faudra t’accrocher au péril de ta vie (ton petit coeur est délicat) mais tu en ressortiras ressuscité. Et jamais un film de zombis ne t’auras fait te sentir aussi vivant. Terriblement vivant...
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