Uwe Boll est un gars malin, un filou, un énergumène et un sacré provocateur, tout ça réunit dans une seule et même personne qui s'est tranquillement taillée sa légende dans le roc. Ou dans la terre glaise. Ou la boue... enfin, qui s'est bâti une réputation par la seule force de ses bonnes idées (acquérir autant de droits de jeux vidéos que possible) et de ses coups d'esbrouffe (le combat de boxe contre les critiques qui le descendaient en flammes), quoi. Et puis, bien sûr, il y a ses films. De petits plaisirs coupables qu'apprécient les plus indulgents d'entre nous, ceux qui aiment à (et ont besoin de) se reposer après une dure journée de travail. Regarder un film du père Boll, c'est donc un peu comme lâcher un pet après s'être retenu pendant des heures : c'est loin d'être classe mais, nom de dieu, qu'est-ce que ça fait du bien !
Un constat qui donne l'impression d'évoluer quelque peu dernièrement, avec des films apparemment plus "aboutis" comme
Seed,
Tunnel Rats ou bien encore ce
Postal, une comédie déjantée à la croisée de
South Park et des films Troma. Un film que Uwe Boll, avec son côté grande gueule, a décidé de faire sortir aux Etats-Unis le 23 mai... en même temps que le super-méga-ultra attendu
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal ! Ce que l'on aurait pu prendre pour une erreur, ou alors pour un mauvais coup du sort, mais non. Le réalisateur de
House of the Dead sait très bien ce qu'il fait, comme il nous l'explique dans la vidéo en lien ci-dessous. Et, même, il va plus loin en tendant un majeur rigolard à la face du plus célèbre des aventuriers dans le court teaser où vous pourrez découvrir l'acteur Verne Troyer - le Mini-Moi de
Austin Powers - jouant à fond la carte de la provoc'.
Voilà. Il est sûr que cela ne révolutionnera pas l'histoire du cinéma mais, en tant que manifestation de la personnalité "bigger than life" de Uwe Boll, cela fait malgré tout plaisir. Parce que l'on est loin des discours policés d'Hollywood. Et que ça a l'air bien fendard !