Si le film
"Les Chroniques de Riddick" ne s’annonce pas sous les meilleures auspices, la bonne surprise pourrait bien venir de son adaptation vidéoludique.
Développé en exclusivité sur
Xbox par le studio
Starbreeze (auteur dernièrement de l’inégal
"Knights of the Temple"),
The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay numérise l’univers futuriste de
Pitch Black dont la suite est prévue le mois prochain dans les salles obscures.
Chronologiquement, le jeu
Chronicles of Riddick ramène les gamers un peu avant la nouvelle aventure ciné de
Vin Diesel. L’acteur, véritable fan de jeux vidéo, prête sa silhouette à un
Richard B. Riddick qu’une bande de mercenaires vient de capturer. Il est jeté dans la prison la plus impitoyable de la galaxie :
Butcher Bay. Comme vous pouvez vous en douter,
Riddick n’a pas l’intention d’y faire long feu.
En bon
FPS, l’aventure se déroule essentiellement à la première personne. A la manière d’un long métrage, la caméra s’autorise de temps à autre quelques décrochages à la troisième personne, nous permettant d’admirer la fine modélisation du musculeux
Vin Diesel.
Avant de pouvoir canarder à tout va, notre força devra faire parler la fibre infiltration, jouant avec les zones d’ombre où il pourra notamment dissimuler les corps de ses victimes.
"Sam Fisher-mania" quand tu nous tient… Les emprunts à
Splinter Cell ne s’arrêtent d’ailleurs pas là et, à l’image de son modèle,
Riddick montre des aptitudes certaines pour se débarrasser des traîtres sources de lumière d’un tir bien ajusté. L’ombre sera encore un peu plus son domaine quand, à mi-aventure, le taulard se verra doté de l’aptitude de voir dans le noir le plus total…
Plutôt convaincante visuellement, la version
Beta preview de ce
Chronicles of Riddick était néanmoins entachée de quelques petits bugs : des cadavres qui perdent leurs pieds ou semblent pris de convulsions. La version européenne définitive devrait cependant corriger ces quelques imperfections. On l’espère fortement, car graphiquement
Chronicle of Riddick est une sacrée bonne surprise. On voit rarement licence ciné s’accompagner d’environnements 3D, sombres et malsains, d’une telle qualité.
Quant à l’univers sonore, l’avant-goût est assez appétissant, qu’il s’agissent des airs musicaux (de circonstance pour un FPS) ou des nombreux dialogues et interjections de très bonne facture (en anglais sous-titrés). La voix profonde de
Vin Diesel résonne à merveille dans cet univers carcéral glauque. Il est à noter que d’autres acteurs ont prêté leur voix à l’ouvrage, comme
Ron Perlman et le rappeur
Xzibit.
Il est par ailleurs difficile de ne pas évoquer les similitudes entre la série pénitentiaire
Oz (de HBO) et le jeu, tant elles sont flagrantes. Non seulement le vocabulaire employé par les détenus est quasiment le même (en l’occurrence un jargon de banlieusard de L.A., d’une vulgarité sans nom, avec des
"motherfucker", "asshole" et
"cocksucker" à tout va) mais on retrouve également le même principe d’organisation par bandes dont le seul et unique leitmotiv est d’éliminer untel d’un clan adverse. C’est de cette manière que l’on parvient à obtenir le respect de la part de certains détenus, ainsi qu’un traitement de faveur indispensable à la progression. Corrompus jusqu’à l’os, les matons fermeront par conséquence les yeux sur certains meurtres que vous commettrez sous leurs yeux. Là encore, la référence à
Oz se fait sentir, tant les combats sont malsains. Points américains constitués de ferraille récupérée, barres d’aciers, couteaux de cuisine et autres armes blanches sont à disposition. Chaque règlement de compte étant illustré par une déformation progressive du corps de la victime, et par de nombreuses giclées de sang qui iront maculer les parois des cellules.
The Chronicles of Riddick ne fait effectivement pas dans la dentelle et certains niveaux se veulent même totalement répugnants, avec des démembrements et explosions de corps en pagaille…
Distribué par
Vivendi Universal Games, The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay propose un gameplay sévèrement affûté et promet de longues heures de jeu aux dingues de la gâchette. S’il confirme ses belles promesses, le titre de
Starbreeze possède les arguments pour s’imposer comme un sérieux outsider au
Doom 3, dont la sortie est prévue à la même période.
Plus d’info bientôt avec le test complet du jeu.
A noter : The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay est co-développé avec Tigon Studios, société de production de jeux créée en 2002 par l’acteur Vin Diesel. Tigon aspire à développer des jeux originaux en s’impliquant activement dans le développement de jeux vidéo inspirés de films interprétés par Vin Diesel.