Par Kevin Dutot - publié le 11 mars 2008 à 11h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h32 - 10 commentaire(s)
Le cinéma post-apocalyptique crasseux a quasiment disparu avec le dernier épisode de Mad Max. Sorti en 1985, Au-delà du dôme du tonnerre de George Miller clôturait une trilogie poisseuse et suintante où The Road Warrior (Mel Gibson) évoluait dans un monde de ferraille rouillée aux odeurs de gaz et d’essence. Si Kevin Reynolds a tenté de renouveler le genre avec son médiocre Waterworld, il a fallu bien vite se rendre à l’évidence : la fin du monde ne sera jamais aussi crade que dans Mad Max ! Aujourd’hui l’apocalypse est ultra stylisée. Les frères Wachowski ont remplacé les coupes punk-mohawk par des chevelures gominées, les paysages désertiques écrasants par une orgie d’effets visuels et les combats sanglants par du bullet-time bien propret. Passons sur Constantine et autres frivolités… Dernièrement, seuls Les fils de l’homme et 28 semaines plus tard ont filmé l’apocalypse avec un grand A.


Alors que George Miller pourrait faire revivre son motard dans un quatrième épisode toujours hypothétique, le réalisateur anglais, Neil Marshall, qui nous a offert Dog Soldiers est actuellement en train de créer son propre monde post-apocalyptique dans Doomsday. Extrêmement attendu par les fans du cinéaste qui a, ni plus ni moins, mis en scène un des meilleurs films d’horreur de ces quinze dernières années avec The Descent, Doomsday sortira au printemps 2008. Rhona Mitra (Ali G), Malcolm McDowell (Orange Mécanique), Bob Hoskins (Roger Rabbit) et Adrian Lester (Primary Colors) sont à l’affiche de ce long-métrage qui mélange action, science-fiction, horreur et thriller. Tout un programme !


L’idée du film lui est venu il y a six ans lorsqu’il longeait les ruines du Hadrian’s Wall en Grande-Bretagne. Ce mur, érigé par l’empire Romain afin de délimiter leur territoire, n’a plus aucune utilité aujourd’hui. Marshall s’est alors demandé quelle situation pourrait pousser à reconstruire ce mur. C’est alors que lui est venu l’idée du virus…


En effet, Doomsday démarre en 2007 lorsque le « Reaper Virus » se répand en Angleterre et tue des centaines de milliers d’habitants. Le gouvernement décide alors d’évacuer les survivants de la zone infectée et construit un gigantesque mur afin d’empêcher toute intrusion ou évasion. Trente ans plus tard, le mur est toujours là et les victimes oubliées mais le virus refait surface… Une équipe menée par le Major Eden Sinclair (Rhona Mitra) est alors envoyée dans la zone infectée afin d’y trouver un éventuel remède à cette terrible maladie.

Rogue Pictures produit donc le film de Neil Marshall que lui-même décrit comme une fusion entre Mad Max 2 et New York 1997 de John Carpenter et influencé par Excalibur de John Boorman et l’univers déjanté de Terry Gilliam… Les premières images du film promettent un véritable ofni mêlant les genres et les inspirations, se permettant de tracer de nouvelles voies. Une œuvre extrême que nous n’avons plus l’habitude de voir…


Le réalisateur, en charge d’un budget de 20 Millions de dollars (contre 4 Millions pour The Descent) s’est lancé le défi de réaliser un film plus massif et plus impressionnant que ses œuvres précédentes. Accompagné de son chef décorateur Simon Bowles et de son excellent directeur de la photographie Sam McCurdy qui officiaient déjà sur The Descent, Marshall promet plusieurs séquences époustouflantes mettant en scène de véritables carnages… Vu les antécédents, on veut bien le croire ! Le film sera, selon lui, extrêmement gore et donc terriblement brutal : « On a des têtes tranchées, des têtes qui explosent et des corps démembrés ».


Tourné en Afrique du Sud et en Ecosse, le film met en scène une société régressive et moyenâgeuse où la violence prône. Lorsqu’on lui parle de 28 semaines plus tard, Les fils de l’homme ou du prochain remake de New York 1997, ces films post-apocalyptiques revenant sur le devant de la scène, Marshall explique que le climat politique et social actuel poussent une nouvelle génération de cinéastes à évoquer un futur trouble et incertain. Il reste cependant persuadé que son film est beaucoup plus « fun » qu’un fils de l’homme par exemple (oeuvre qu'il adore cependant) et repose sur une ambition de divertir et par forcément de faire réfléchir…

Il y a en tout cas dans ce projet quelque chose de particulièrement excitant et novateur. En tout cas, soyez sûrs que nous serons les premiers à vous offrir le maximum d’informations sur cette œuvre d’anticipation dont vous pouvez apprécier ici les premières images…

Sortie : courant 2008

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