Dans
Machine Girl (
Kataude Mashin Garu), une fille se fait trancher le bras par la mafia locale, greffe une mitraillette en guise de prothèse (la jambe étant déjà prise ailleurs) et part en guerre contre d’affreux yakuzas ninjas. Ce film très barré devrait attirer ceux qui ont encore soif de
grindhouse et de séries Z qui s’assument.
Connu pour ses adaptations de manga, repéré avec
Sukeban Boy, comédie érotique très grivoise sur l’identité sexuelle, le réalisateur Noboru Iguchi, issu du milieu de l’AV (Adult Video), a visiblement eu envie de s’amuser en suivant l’itinéraire d’une fille énervée dans un film d’action potache. Pour peu que l’on soit amateur de séries Z débiles, le pitch donne envie. En se basant sur un scénario extrêmement simple (la vengeance d’une demoiselle meurtrie) qu’il a écrit lui-même, il a isolé tout ce qu’il aimait au cinéma (le sang, les yakuzas, les Ninjas, les trucages kitsch, les tronçonneuses, les Samurais, les sabres) pour tout mélanger dans un délire totalement inclassable avec entre autres gadgets inédits une guillotine volante. L’héroïne principale est incarnée par l’actrice porno Asami. Ce qui tombe plutôt bien pour jouer le rôle d’une écolière en pleine rébellion et laisse au passage augurer entre les geysers de sang un peu d’érotisme sauvage. Reste à savoir si le résultat sera à la hauteur de ses premières images. La réponse est imminente pour ceux qui sont au festival du BIFFF à Bruxelles.
Romain Le Vern