ATTENTION PETITE PERLE ! Là où le court métrage français se limite généralement à du gore tout cheapos ou du drame boboïsé dans un deux-pièces cuisine, il est rare de trouver des OFNI vraiment fendards, bien faits et nous mettant de bonne humeur pour la journée. Alors quand on tombe sur les délires des Gars en T Shirt, petite team multipliant clins d'oeils, hommages et burlesque, on se dit qu'il ne faut pas les perdre de vue.
Et lorsque le court métrage s'amuse à dépeindre l'univers de Kubrick, on vous propose de le regarder en attendant les ressorties DVD d'ici quelques jours.
Et si en plus de l'interview des gars en T Shirt, on vous propose la version LONGUE INEDITE avec les teasers des épisodes 2 et 3, vous n'avez vraiment pas de raison de tirer la tronche aujourd'hui.
Tout d'abord, comment vous êtes vous rencontrés ?Soit lors d'un stage de natation désyncronisée l'hiver dernier, soit à la maternité, puis au collège et enfin dans une cuisine autour d'un caméscope. Faut qu'on vérifie.
D'où vous est venu l'idée de créer Les gars en T Shirt ?De derrière les fagots. Et du fait qu'on avait envie d'être une
team.
Pourquoi ce nom ?Parce qu'il est absurde, qu'il contient un fond de vérité, qu'il est fédérateur, qu'il se retient bien, qu'il est chanmé et qu'il ne donne pas envie de vomir quand on a déjà un peu la gerbe (contre-exemple le plus connu: un oeuf mayonnaise).
Pouvez vous définir l'esprit des Gars en T Shirt ?Les 3 F: Fun Fun et Christian.
Quelles sont vos références, mis à part Kubrick, bien évidemment...Pour citer une référence par tête, on va dire Wes Anderson, Tim Burton et les Farrelly.
Le blond des gets: Etant un grand fan d'IMDB, je ne peux m'empêcher de citer d'autres gars, pour éviter que je m'enflamme, je vais me limiter à des duos: Edgar Wright/Simon Pegg, Adam McKay/Will Ferrell, Kad Merad/Olivier Baroux, Judd Apatow/Seth Rogen, Joel/Ethan Cohen, Michel Hazanavicius/Jean-François Halin, Matt Stone/Trey Parker et Jeanne/Serge.
Vous vous êtes attaqués à Kubrick, n'avez-vous pas eu peur de déclencher les foudres de certains cinéphiles ?Non, au contraire, nous sommes déçus que ça ne gueule pas un peu plus. Mais le but n'est pas de faire de la provoc, nous sommes assez fans de ce type de mélange (cinéphilie et culture populaire).
A propos de ce court métrage, a-t-il connu des difficultés ? Combien de temps avez vous mis pour l'écriture, tourner les scènes et monter le tout ?Comme nous travaillons sur différents projets en même temps, c'est difficilement quantifiable. En général, c'est sur l'écriture qu'on aime s'attarder histoire de retourner le film dans tous les sens avant de choisir l'angle qui nous semble le plus interessant. La difficulté majeure que nous avons rencontré sur ce film est que 70% de l'équipe confondait "manger des gateaux" et "insulter des gens au téléphone de manière totalement gratuite".
Vous avez d'autres courts métrages en préparation ?3 nouveaux films arrivent courant début de l'année prochaine: un docu sur une histoire d'amour entre un faux punk et une écrivaine, la suite des films faits chez Kubrick et l'épisode 192 de la série d'animation japonaise "Sid Marcus" (sauf qu'elle est filmée et non animée).
Et à quand un long métrage ?D'ici 15 jours 3 semaines.
Propos recueillis par Sylvain Perret