Alors que Roman Polanski est dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les Etats-Unis où il est poursuivi dans une affaire d'abus sexuels sur une adolescente depuis 1977, le cinéaste doit faire face à de nouvelles accusations. La comédienne britannique Charlotte Lewis, 42 ans, affirme lors d'une conférence de presse qu'elle a été « abusée sexuellement de la pire façon possible » par Roman Polanski alors qu'elle avait 16 ans. Les faits se seraient déroulés au début des années 80 dans l'appartement du cinéaste à Paris. Selon elle, Roman Polanski n'ignorait pas qu'elle avait 16 ans lors de leur rencontre.
Charlotte Lewis est assisté dans sa démarche par l'avocate Gloria Allred qui s'est fait une spécialité des affaires impliquant des célébrités. Cette dernière espère que ce témoignage sera pris en compte par les autorités suisses qui doivent se pencher et rendre leur décision sur l'extradition du réalisateur d'origine polonaise.
Pourquoi sortir du silence trente ans après les faits ? Son avocate répond qu' « il n'est jamais facile de parler, surtout dans une affaire très médiatisée" avant d'ajouter que "non seulement il n'est pas trop tard, mais qu'il est même encore temps de le faire pour d'autres victimes, même si les faits présumés se sont déroulés il y a longtemps".
Fait troublant, les actes dénoncés par Charlotte Lewis se seraient déroulés trois ans avant qu'elle ne tourne dans un film de Roman Polanski, Pirates. Un détail que ne manque pas d'évoquer un des avocats de Roman Polanski, Me Georges Kiejman qui déclare se déclare « absolument ahuri » par ces déclarations. L'avocat déclare sur Europe 1 samedi que « le fait que cette personne ait retrouvé la mémoire 26 ans après les faits en surprendra plus d'un" estimant que cette nouvelle affaire n'est que « pure et simple opération de chantage ». D'ailleurs, il n'exclut pas d'éventuelles poursuites.

