A quelques jours de la tant attendue sortie de
Jusqu'en Enfer, Sam Raimi est revenu sur son super héros fétiche et le sort qu’il lui réservait. Après les lourdes critiques sur le troisième
Spider-Man et un retour à l’horreur en compétition à Cannes, le réalisateur assure être très heureux de retrouver la toile de Spidey.
Il a d’abord expliqué que la Columbia n’avait pas eu à faire des pieds et des mains pour qu’il signe ce quatrième film, Raimi voulait surtout retrouver son acteur principal pour poursuivre leurs aventures. "Avec le temps, a-t-il expliqué, on a une meilleure compréhension des choses essentielles. Je pense que cela nous permettra vraiment d’aller profondément à l’intérieur du [personnage] en temps qu’être humain et c’est vraiment ce que je souhaite faire cette fois".
A propos des critiques essuyées par
Spider-Man 3, Raimi avoue les avoir pris à cœur, lui qui fait des films avec l’envie de plaire au public et pas à lui seul : "Je ne suis là que pour divertir et je fais des films pour qu’ils plaisent au public". Nous avons donc fort à espérer que l’homme aura compris la leçon et ne nous refourguera pas des vilains à la pelle pour meubler son scénario !
Après son escale dans un film plus personnel, Sam Raimi se présente un peu comme un homme neuf. "C’est un travail génial mais c’est bien plus libérateur de faire une pause et de travailler avec vos propres personnages sur une histoire que personne n’attend parce que personne ne la connaît. Vous êtes vraiment libre de faire ce que vous voulez. J’avais beaucoup plus de libertés avec le film indépendant
Jusqu'en Enfer". Et d’après les chanceux qui l’ont découvert, la liberté sied fort bien au papa-ciné de Spidey.
Rassurez-vous, ce moment d’affranchissement n’a pas dégoûté notre homme des blockbusters à super-héros. "J’ai vraiment hâte de retourner [sur la franchise Spider-Man]. J’ai l’impression d’être parti en vacances et d’avoir envie de rentrer. J’ai aussi l’impression d’avoir beaucoup appris à travailler avec des contraintes, sans tous les gadgets et les outils de garantie d’un film Spider-Man". Raimi raconte que sur
Jusqu'en Enfer, alors qu’il ne lui restait plus qu’une heure pour tourner 8 scènes, dans l’impossibilité de reporter le tournage, il a les a transformées en une seule et unique scène aussi efficace qu’auraient été les 8 !
Monsieur Raimi est très très grand et peut-être que notre
Spider-Man 4 le sera aussi.