Par Seamus Yorke - publié le 03 février 2009 à 17h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h54 - 0 commentaire(s)
Seann William Scott est bien connu pour être le bouffon de service. La faute (ou pas) à une présence acharnée dans des comédies américaines graveleuses (American Pie et ses suites) ou à sa disposition à jouer les seconds couteaux qui vont plaire aux ados (Bienvenue dans la jungle, Bulletproof Monk). Ce serait oublier que l'acteur sait aussi se mettre en avant d'une autre façon, chez Ivan Reitman (Evolution), Kevin Smith (Jay & Bob contre-attaquent) ou même Richard Kelly (Southland Tales) pour un savoureux double emploi.
Il revient pour nous sur son rôle dans Les Grands Frères (sortie le 04 février) avec une belle décontraction ...
Danny et Wheeler, deux VRPs, saccagent le camion de leur employeur au terme d'une nième journée passée à promouvoir une boisson énergisante auprès d'adolescents blasés. Le juge leur donne le choix : le trou ou 150 heures de travaux d'intérêts généraux dans une association à but pédagogique. Après leur première rencontre avec les gosses, la prison ne semble peut être pas une si terrible option !
Exaspéré par les "éléments exemplaires" qui l'entourent, Danny lutte contre ses tendances névrotiques pour essayer de conduire Augie vers l'âge adulte. Mais ce supposé "mentor", qui vient récemment de se faire larguer par sa petite amie Beth, n'a guère d'autre que son sarcasme à offrir au timide adolescent de 16 ans obsédé par les jeux de rôles moyennâgeux.
Quant à Wheeler, le "Don Juan", il essaie de dominer ses obsessions - les jeux vidéos et les jolies filles - afin d'aider Ronnie, un garçon de 10 ans, à corriger ses manières de chartier. La mission serait sans doute moins hasardeuse si Wheeler n'était lui-même un adolescent attardé dont les activités préférées ne sont autres que draguer et faire des beuveries dès que l'occasion se présente.
Quand enfin Sweeny, la directrice de l'association, une ancienne droguée, leur donne un ultimatum, Danny et Wheeler sont obligés d'adapter leur "immaturité adulte" dans l'intérêt de leurs élèves. S'ils passent avec succès leur période de sursis, les pires éducateurs offriront la preuve que l'idiot du village peut parfois se révéler un bon pédagogue.
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