Adam Sandler, c'est indéniable, est connu pour être un clown. Il a ainsi beau s'être essayé à des rôles plus corsés ces dernières années (dans
Punch-Drunk Love ou encore le post-11 septembre
A coeur ouvert), et même avec succès, il reste pour tous l'ado attardé du
Saturday Night Live, le grand benêt au grand coeur. Ne pouvant donc se permettre de trop grands écarts qui déstabiliseraient le public, il s'est servi de sa société de production Happy Madison pour aborder un genre fort éloigné de sa filmographie : l'horreur. Une manoeuvre qu'a déjà pratiqué dernièrement
Ben Stiller en produisant le corsé
Les Ruines, et la nouvellement nommée Scary Madison de mettre alors sur le marché le slasher
Shortcut.
Enfin, "sur le marché" pas vraiment pour l'instant puisque, si le film a bien été présenté en début d'année à l'European Film Market se déroulant à Berlin, il ne possède toujours aucune date de sortie pour les Etats-Unis (alors la France, vous pensez bien...). Une situation curieuse qui ne l'a cependant pas empêché de débuter sa campagne promotionnelle et, par conséquent, de mettre en ligne une première fournée d'images.
Retrouvez l'ensemble des nouvelles images pages suivantes.
L'élément le plus intrigant de ces clichés sera alors le vieil homme attaché par le cou à une chaîne, une idée bien barrée entre le chien de garde et l'esclave sexuel qui compensera un peu le fait que la distribution ne nous inspire pas grand chose. En effet, les jeunes acteurs du casting sont presque tous inconnus au bataillon (seule Shannon Woodward a eu quelques rôles de "premier plan", comme dans
Garde rapprochée ou
The Comebacks) et les seuls visages un tant soit peu familiers seront donc ceux des vieux briscards Raymond J. Barry et William B. Davis (le Cancer Man de
X-Files). Quant au réalisateur Nicholaus Goossen, on ne peut pas dire non plus que son nom inspire grand chose vu que son seul effort jusque-là est la comédie
Grandma's Boy, produite cela va de soi par Happy Madison.
La première bande-annonce de
Shortcut laisse en tout cas entrevoir une péloche qui s'annonce assez classique, que ce soit d'ailleurs dans sa forme comme dans son fond (voir le synopsis en bas de page), mais qui sait ? Tant que l'ivresse du sang versé est là !
Un raccourci à travers les bois peut être d'une grande aide, comme lorsque l'on a besoin de gagner du temps pour se rendre à l'école, mais il en est certains qu'aucun enfant ne se risquerait jamais à prendre. Comme par exemple cette tranchée à travers les arbres et sur laquelle on discerne les contours d'une demeure mystérieuse, habitée par un vieil homme dérangé hurlant aux inopportuns de se tenir à l'écart.
Selon une légende en ville, le vieux fou serait ainsi mêlé d'une façon ou d'une autre à des disparitions d'enfants s'étant produites il y a longtemps de cela. Mais aujourd'hui, alors que certains de ces enfants soi-disant disparus sont devenus de jeunes adultes, ils décident de rechercher la vérité lorsqu'ils apprennent que le vieil homme est toujours là, à effrayer les gosses du coin...