Par DD - publié le 19 juin 2008 à 03h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h37 - 1 commentaire(s)
Après avoir goûté à la biographie historique (Malcom X), le film de guerre (Miracle à Santa-Anna) et le serial Killer (Summer Of Sam), Spike Lee s’intéresse dorénavant aux voyages temporels, carrément. Il plancherait donc sur l’adaptation du livre (retenez votre souffle) « Time Traveler : A Scientist’s Personal Mission to Make Time Travel a Reality », ou pour ceux qui ne parlent pas la langue de Ronald MacDonald : « Voyages temporels : la mission personnelle d’un scientifique qui veut faire du voyage dans le temps une réalité ». Notez comme le titre paraît plus long en Français (cette remarque est inutile). La thèse (car c’est une thèse) ayant été écrite par Ronald Mallett, un des premiers afro-américains à obtenir un doctorat en physique quantique. Tant de mots compliqués, certes, mais Spike nous résume l’histoire comme « un conte fantastique sur plusieurs niveaux, mais surtout une belle histoire d’amour et perte paternelle ».


En effet, Mallett est obsédé par les voyages temporels depuis l’âge de 10 ans. Tel Alexander Hartdegen, souhaitant sauver son épouse décédée dans la « Machine à voyager dans le temps », Mallett souhaite remonter le temps afin d’éviter la mort de son père. Il a donc développé une théorie, reprenant les bases d’Einstein (sur la relativité), déterminant que le temps se diffuse à rythme cyclique, et qu’il serait possible, théoriquement, de passer à travers les cycles. Avec des schémas c’est plus simple à comprendre, mais même en comprenant la théorie, il est difficile de savoir comment en tirer un film. C’est comme si l’on adaptait un livre de cuisine au cinéma, ou un bottin, car ce n’est nullement romancé, et purement explicatif. Imaginez un cours de math sur grand écran.

Certes, on peut toute fois faire confiance à Spike Lee, co-scénariste du film, pour en tirer un bon projet, quitte à faire (sûrement) un parallèle avec la vie de Mallett, sorti de la pauvreté pour parcourir une grande carrière scientifique. Pour le moment nul nom n’a filtré pour incarner (ou pas) le théoricien. Parions sur Denzel Washington.

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