L'Enterprise est plus que jamais en vie et la rédaction a eu la chance d'assister ce matin à son atterrissage, sous la houlette de JJ Abrams. Rejoignez, vous aussi, l'équipage pour ces avis à chaud positifs concernant le onzième long-métrage
Star Trek avant de retrouver la critique complète cette après-midi. Engage !
Avant d'être un bon
Star Trek faisant honneur à l'univers créé par Gene Roddenberry, ce onzième opus est avant tout un excellent film de science-fiction, qui livrera à sa sortie, dans quelques semaines, des doses d'adrénaline spatiales rythmées en
Warp 9 aux spectateurs. C'est aussi et surtout un film entièrement reconnaissable pour ceux qui vouent un culte à l'univers de JJ Abrams tant les références à ces précédents travaux (
Alias, Lost,
Cloverfield) y sont légion. La patte du réalisateur est donc partout, jusque dans la typographie des titrages. Le cinéaste se rapproprie un mythe et déforme le continuum espace/temps pour nous offrir le
reboot le plus gonflé de l'histoire du cinéma. Dernier point et pas des moindres : toutes les craintes que l'on pouvait avoir quant au casting sont totalement effacées. Chris Pine, Zachary Quinto et consorts semblent avoir toujours porté l'uniforme de Starfleet. Et pour une fois, un acteur de la série originale n'est pas là que pour un simple caméo mais sert habilement le scénario...
A l'arrivée,
Star Trek s'impose comme un divertissement intense, une oeuvre faite par des fans pour des profanes qui n'oublient jamais pour autant les clins d'oeil prononcés à la foisonnante licence. Les trekkies et trekkers les plus endurcis y verront une hérésie. Il s'agit plus d'une révolution.
Nicolas Schiavi Le pari semblait incroyablement risqué pour JJ Abrams. Après un premier long métrage divertissant mais toujours ampoulé de tics de réalisation et d’enjeux bien plus télévisuels que cinématographiques, le petit génie derrière les créations d’
Alias, Lost et Fringe s’affairait à un projet qui, pour beaucoup, aurait justement ressemblé à une nouvelle mission impossible : redonner vie et souffle épique à une licence bien trop ancrée dans une mythologie complexe et donc incompréhensible pour le commun des mortels. Seule solution viable : le reboot. Et pourtant, Abrams, contrairement à ses dires, risque bien de nous avoir offert le film qui rassemblera tant les amateurs confirmés que les néophytes. La recette magique ? Réinventer intelligemment la genèse des personnages cultes de la licence sans pour autant nier leur passif. Ainsi, et avec une astuce de voyage dans le temps révélée dès les premières minutes du métrage, tout le monde entre en terrain inconnu, redécouvrant une mythologie en marche. Si les spectateurs aguerris retrouveront ici tout un tas de références appréciables (entre les habitudes de personnages iconiques et de légers rappels à différents conflits lourds d’histoires diverses), rien n’empêchera les nouveaux arrivants d’apprécier pleinement le spectacle. Et quel spectacle ! Effets spéciaux admirables, intrigue solide et palpitante, rebondissements multiples mais limpides, et pour finir, une interprétation au cordeau de tous les personnages (mention spéciale à Chris Pine et Zachary Quinto qui font largement honneur à leurs modèles). Alors bien sûr, la réalisation, toute impressionnante qu’elle soit, souffre encore de quelques écueils (notamment lors de ses plans larges, Abrams ayant toujours du mal à mettre sa caméra en retrait) et l’on reste loin des thématiques mises en avant dans, par exemple, le premier long métrage de la licence. Mais ce serait vraiment faire la fin bouche que de bouder son plaisir devant cet admirable remise à jour du mythe, aussi rythmée que prenante. Cerise sur le gâteau,
Leonard Nimoy, loin de faire un simple caméo gadget, se voit accordé une participation d’importance. Une véritable bénédiction qui nous encourage d'autant plus à suivre de très près cette nouvelle et dynamique entreprise.
David BramiPari franchement réussi pour JJ Abrams dans sa tentative de donner un nouveau souffle à la vieille licence qu'est
Star Trek. Quand on sait que la série créée par Gene Roddenberry est adulée par des millions de fans à travers la planète, le challenge était tout bonnement énorme, limite irréalisable. Nous assistons en fait à une régénération de tout l'univers, comme si le réalisateur s'était imposé de travailler devant une page blanche, comme si finalement
Star Trek n'avait jamais existé. Tout en avançant sur un terrain des plus balisés (avec notamment les personnages de la série fondatrice de 1966 ainsi que l'imagerie ou le parler typiquement trekkien), Abrams parvient à faire souffler un vent nouveau qui fait un grand bien. Les plus fervents admirateurs de la série (ou plutôt des séries) trouveront leur compte et, peut-être pour la première fois dans l'histoire des films
Star Trek, même les novices devraient y prendre du plaisir. Parmi tout ce que l'on peut retenir "à chaud" après la projection de ce grand spectacle, c'est aussi l'excellence du casting. Pas de faute de goût et surtout la présence magique de
Leonard Nimoy, le premier interprète du légendaire Spock. On ressort de la projection heureux et enthousiaste avec l'espoir secret que tout ça donne naissance à une suite ou même à une nouvelle série. En tout cas, on espère bien que le film aura tout le succès qu'il mérite.
Olivier Corriez