Si son affiche se révélait être joliment réussie, nous avions en revanche quelques réserves quant à ce remake de
Le Beau-père, film réalisé en 1987 par Joseph Ruben et dans lequel Terry O'Quinn (John Locke de
Lost) tenait le rôle du parâtre meurtrier. Un personnage devenu culte dans la famille des psychopathes de thrillers domestiques, aujourd'hui repris par le plutôt bon Dylan Walsh, sauf que se posait donc la question de savoir si Nelson McCormick saurait nous convaincre avec un projet ne tablant pas sur son originalité. Réalisateur de télé au palmarès impressionnant, il était en effet loin d'avoir cassé des briques avec son
Prom Night : Le Bal de l'horreur, un autre remake PG-13, et nous attendions alors d'en voir un peu plus de son nouvel effort pour savoir si ce mercenaire du petit écran ne ferait pas mieux de se cantonner aux séries télévisées. Question de point de vue en même temps puisque
Prom Night, en dépit de ses défauts, s'est avéré être une opération particulièrement fructueuse (43 millions de dollars engrangés dans les salles américaines pour environ 18 investis), encourageant alors bien sûr les producteurs à collaborer avec McCormick.
Et peut-être la chose se reproduira-t-elle cet automne, quand
Stepfather sortira à travers le monde (chez nous, ce sera le
09 décembre), mais toujours est-il que la première bande-annonce toute fraîche du film ne se montre pas totalement concluante, évoquant une péloche très classique autant dans sa forme que dans son intrigue. Enfin, rien n'est encore joué et il faudra comme toujours juger sur pièce, d'autant que Dylan Walsh pourrait proposer quelque chose d'intéressant dans le rôle du beau-père inquiétant et que certaines scènes semblent avoir du potentiel (sympa, le coup du pendule revisité).
En plus de Walsh, la distribution de
Stepfather comptera également la présence de Penn Badgley, Sela Ward ou Christopher Meloni, mais aussi et surtout de la délicieuse Amber Heard, venue ici jouer la petite amie préoccupée et adepte du maillot de bain en (presque) toutes circonstances. Hé oui, ce n'est pas parce que l'on affronte un psycho-killer qu'il faut pour autant en oublier les règles élémentaires du cinéma popcorn, et nous sommes alors ravis que ce soit elle qui se charge du quota sexy du film !
Rappelons que ce remake restera très proche du scénario original et suivra ainsi Michael Harding (Badgley) qui a la surprise -quand il quitte l'école et rentre enfin chez lui après une longue absence- de trouver sa mère (Ward) au bras d'un nouveau petit ami, David, avec lequel elle file le parfait amour. Mais alors que les deux hommes font plus ample connaissance, Michael devient de plus en plus suspicieux envers ce beau-père trop parfait, toujours serviable et aimable. Persuadé qu'il s'agit d'une façade, le fils ainé de la maison va alors commencer à enquêter et acquière la conviction que David est en fait un serial-killer à la recherche de la famille parfaite, déjà responsable de plusieurs massacres dans le pays...