Par Damien Duvot - publié le 01 avril 2008 à 06h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h57 - 5 commentaire(s)
Après la nouvelle de la journée selon laquelle Kevin Spacey reprenait son rôle de Lex Luthor dans le prochain Superman, voici qu’un verdict change totalement la donne. En effet, la cour fédérale de Californie a jugé les droits de l’homme en slip rouge, et a décidé qu’ils appartenaient toujours aux héritiers de Jerome Siegel (co-créateur de Superman avec Joseph Shuster).

Mais ce n’est pas si simple, en vérité, Siegel et Shuster ont vendu les droits du super-héros à Détective Comics (futur DC) en 1939 pour 130$ ; dans les années 70, DC leur donnera un salaire de 20 000$ par an en temps que créateurs. Sauf que, depuis 1997 l’affaire est passée en cour de justice et que grâce à l’ancienne loi, le procès a déterminé que les héritiers de Jerome Siegel ont la possession de certains droits du super-héros depuis 1999. Vous suivez toujours ? Pour finir de compliquer la chose, ces droits ne s’appliquent qu’aux éléments parus dans le premier numéro (les noms, le costume…)


Donc, désormais, Time Warner (possédant DC Comics) devra rembourser une partie des bénéfices perçus sur l’univers Superman depuis 1999, c’est-à-dire, non seulement sur Superman Returns (200 millions de dollars à travers le monde), mais aussi sur la série Smallville, ainsi que la série animée. On se souvient qu’il y a quelques années, un procès similaire sur l’utilisation du personnage Superboy avait abouti à l’abandon pur et simple du personnage. Sauf qu’ici, Superman n’est pas Superboy, et qu’il représente une énorme source de profit.

A noter qu’en 2019, les héritiers de Joseph Shuster pourront porter plainte pour bénéficier eux aussi d’une partie des droits du personnage (car le jugement ne s’appliquait ici qu’aux héritiers de Siegel). Le futur s’annonce compromis pour l’univers de Superman, et le projet JLA, déjà mal parti, risque à nouveau d’en faire les frais.
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