Alors que Terminator Renaissance est disponible dans les bacs en DVD et Blu-Ray depuis le 19 novembre, les éditions Delcourt avaient anticipé cette arrivée avec la sortie d'une bande dessinée préquelle, censée créer un pont narratif pour faire mieux connaissance avec les résistants et leur organisation mondiale. Pendant que Skynet poursuit l'élimination méticuleuse et méthodique des humains, John Connor et les siens préparent la rébellion.
2018. Partout dans le monde, les images de désolation se succèdent. Les survivants du Jugement Dernier se terrent comme des animaux, tentant d'échapper quotidiennement au massacre. Malgré les pertes humaines, la résistance s'est formée autour de John Connor qui éspère prendre le contrôle d'une révolte. De Détroit au Niger, les résistants rallient de nouveaux membres et préparent une contre-attaque.
L'histoire est scénarisée par Dara Narachi, un auteur d'origine iranienne et totalement inconnu du circuit avant son travail pour Terminator Renaissance. Si la trame narrative se veut dense, il est dommage que les nombreux flashbacks n'apportent que peu d'émotion et tissent des liens sans vie entre les personnages. Le récit en devient inutilement compliqué et malgré la bonné volonté de Dara Narachi, les protagonistes ne sont guère attachants, jouant sur des stéréotypes très attendus et des dialogues peu efficaces. Si les rebondissements ne sont guère palpitants, la construction rythmique est cependant assez agréable à suivre. Une lecture agréable auquelle il manque un supplément d'âme
L'univers visuel de la bande dessinée est dû à Alan Robinson dont on a pu voir le travail sur L'Escadron Perdu et Star Wars Legacy. La précison du trait est souvent de mise sur les visages et permet d'identifier au mieux les émotions lisibles, mais le découpage manque cruellement de profondeur et de plans généraux. La palette colorimétrique jouent parfois sur des tons trop gracieux qui créent un contraste intéressant mais incongru avec l'idée de fin du monde. L'album a été colorié par Tom Smith et Scorpion Studios dans une conception générale d'un rendu très classique pour ce genre de productions utilisant des effets digitaux.
La dernière partie de la bande dessinée déroule bizarrement les premiers instants du film où l'on découvre Marcus Wright (interprété par Sam Worthington). Ces 22 pages qui finalisent l'album ne servent pas à grand-chose et sont scénarisées par Jeff Mariotte et dessinées par Don Figueroa (déjà responsable de l'adaptation de Transformers).
Terminator Renaissance se lit sans passion mais réserve tout de même quelques bons moments de tension et d'action. Doté d'un savoir-faire sans génie, cette bande dessinée est avant tout destinée aux fans qui désireraient prolonger une aventure conçue par James Cameron en 1984.

L'histoire : En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et so[…]
