Par Eytan Fox - publié le 03 juillet 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h00 - 6 commentaire(s)
Parallèlement à l’interview, le réalisateur Eytan Fox (The Bubble) a gentiment accepté de divulguer les dix films (ou presque) qui ont marqué son parcours de cinéphile. La classe ? La classe.


The Stolen Children, de Gianni Amelio
«C’est un film italien remarquable et méconnu qui a remporté de nombreux prix, notamment au festival de Cannes. C’est peut-être mon préféré de tous les temps. Je n’ai rien à redire : tout est parfait.»


Chantons sous la pluie, de Stanley Donen
«J’adorerais réaliser une comédie musicale. En Israël, ce serait délicat d’en faire une, vu l’énergie et les moyens que ça réclamerait. Mais peut-être un jour, si jamais j’ai l’occasion de travailler avec des producteurs américains…»


My own private Idaho, de Gus Van Sant
"Je ne sais pas si son cinéma a constitué une influence sur le mien. Mais il m’arrive souvent de revoir les films qu’il a réalisés dans cette période."



Voyage au bout de l’enfer, de Michael Cimino / Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola / Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick
«Les films sur la guerre me passionnent. Sans doute parce que cela fait partie de mon quotidien. Les films de guerre américains m’ont souvent plus affecté que les autres.»


Manhattan / Hannah et ses sœurs / La rose pourpre du Caire, de Woody Allen
«Je ne peux pas faire de liste sans évoquer mon amour du cinéma de Woody Allen. Mais ces trois films-ci ont avec le temps tissé un lien affectif très fort avec moi.»


Nashville, de Robert Altman
«Je l’ai découvert à l’âge de 17 ans alors que je n’étais qu’un rat de cinémathèque. Je me rappelle avoir trouvé le film si complexe sur l’Amérique et les gens qui y vivent que je voulais à tout prix faire la même chose en Israël. A ce moment-là, je me serai dit que j’aurais fait le film de ma vie et que je pourrais rester en paix. Peu importe le métier qu’on fasse finalement : on essaye tous de comprendre la réalité du monde qui nous entoure et éventuellement le contrôler.»


Y tu mama tambien, de Alfonso Cuaron / American Beauty, de Sam Mendes
«Dans les films plus récents, je citerai ces deux-là. Je me souviens avoir été très marqué par les performances des acteurs et leur capacité à retranscrire des sentiments qu’on a tous vécus mais qu’on cache par pudeur».

Propos recueillis par Romain Le Vern
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