Alors que le dernier film d'
Oliver Stone s'apprête à débarquer demain dans les salles françaises, deux affiches très sympathiques de Josh Brolin dans la peau du 43ème président des Etats-Unis ont fait leur apparition. Vous pourrez choisir votre camp. Entre l'ange et le diable, votre coeur balancera certainement...
W. : L'improbable Président est en tout cas un exercice de style séduisant, un portrait nuancé de l'homme d'état qui évite la caricature grossière et remet
Oliver Stone sur le devant de la scène après un
World Trade Center fortement décrié.
Depuis
Alexandre, son projet le plus personnel, qui a connu les foudres d'une critique intransigeante et un échec public dont
Oliver Stone ne s'est jamais réellement remis, il a peut-être fait le deuil des paris fous et utilise désormais une forme de cinéma moins abrasive pour prendre le pouls des Etats-Unis et proposer à travers des oeuvres plus accessibles - les mauvaises langues diront plus consensuelles - son point de vue. On peut arguer sans trop se mouiller que le Stone enragé des années 90 aurait certainement tiré de George W. Bush, un portrait boucher et cynique, si ce dernier avait été président pendant cette période. Au lieu de tomber dans la caricature bouffonne et le bouillie hystérique, le réalisateur examine avec un peu plus de sagesse les deux mandats de ce "fils de" et à travers lui le clan républicain pour lequel il ne voue aucune sympathie. Parler de Bush fils revient à disséquer un engrenage familial et professionnel (la construction narrative emprunte la forme d'un tourbillon entre passé et présent). En pleine période électorale, l'exercice se révèle passionnant.