Par RLV - publié le 05 juillet 2005 à 10h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h31 - 2 commentaire(s)
Le trailer de Wolf Creek, survival australien présenté récemment à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs, est disponible. Et il faut avoir le cœur accroché pour découvrir ce film d’horreur australien très roublard qui peut se targuer d’avoir fait fuir lors de sa présentation une bonne partie des spectateurs présents dans la salle.

En projetant quelques films dérangeants sur la croisette (dont le summum demeure quand même The great Ecstasy qui ne devrait pas sortir dans l’Hexagone avant longtemps), le festival de Cannes s’attendait à quelques réactions intenses de spectateurs outrés. Mais pas à un mini-scandale. Si toute la – lente et besogneuse – première heure accumule péniblement du néant en bobine, c’est pour mieux punir ceux qui auraient sous-estimé le potentiel horrifique de ce film signé Greg McLean, survival un tantinet exsangue qui doit toute son efficacité à vingt dernières minutes d’une fureur gore impressionnante.


L’histoire est basique : trois jeunes randonneurs quittent leur ville d'Australie pour trois semaines de trekking dans le désert australien. Ils en profitent pour aller admirer Wolf Creek, un cratère causé par un météorite vieux de plusieurs milliers d'années. Cette nuit-là ils retrouvent leur voiture en panne. Lorsque un autochtone leur propose de l'aide, ils se croient sauvés. Erreur : le boogeyman sous sa figure la plus humaine et la plus monstrueuse. Choc radical façon 29 Palms de Bruno Dumont ? Pas autant de radicalité ni de jugement moralisateur, mais pas loin dans le genre atrocité. On n’en dit pas plus.

A l’aune du Projet Blair Witch et plus récemment d’Open Water, Wolf Creek, sélectionné à Sundance, " based on true events ", fait partie de ces petits films d’horreur manufacturés avec de maigres moyens et qui au final vont au-delà de leurs espérances. Celui-ci, venu d’Australie, passe pour avoir été racheté par Dimension films (3 millions de dollars) alors que son budget ne dépassait pas les 2 millions. C’est accessoirement le plus faible et le moins novateur des trois mais il possède une efficacité certaine qu’il serait injuste de lui ôter. Il faut juste savoir patienter pour jouir des effluves gores et des délices sadiques. La bande-annonce conserve le mystère en évitant d’en montrer trop. Le film débarque en septembre aux Etats-Unis et très logiquement bientôt sur les écrans hexagonaux.

Sortie France : non-communiquée


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