
Aux antipodes du glamour et de la démagogie. Qui l'eût cru ?
Pour sa première fiction en tant que réalisatrice, Angelina Jolie aurait pu se contenter d'une babiole Hollywoodienne. Oubliez. Au pays du sang et du miel est tout sauf anodin : violent, passionnel et engagé, aux antipodes du glamour et de la démagogie. Qui l'eût cru ?
Lire la critique de Au pays du sang et du mielAlors que la guerre fait rage en Bosnie, Danijel et Ajla se retrouvent dans des camps opposés malgré ce qu'ils ont vécu. Danijel est un soldat serbe et Ajla une prisonnière bosniaque retenue dans le camp qu'il surveille. Pourtant, avant le conflit, l'un et l'autre partageaient d'autres sentiments. C'était une autre vie, avant la barbarie, avant que cet affrontement ethnique violent ne prenne leur futur en otage. À nouveau face à face dans cet épouvantable contexte, leur relation devient complexe, ambiguë, incertaine. La guerre a miné leur lien. Voici leur histoire, bouleversante, écrasée par l'effroyable poids qu'une guerre fait peser sur des gens simples qu'aucun pouvoir politique ne semble vouloir sauver.

La presse se dispute sur Chronicle, Cheval de Guerre, Au pays du sang et du miel, Bullhead, La mer à boire, Sécurité rapprochée, Albert Nobbs, Portrait au crépuscule...
Pour sa première fiction en tant que réalisatrice, Angelina Jolie aurait pu se contenter d'une bluette Hollywoodienne. Oubliez : Au pays du sang et du miel est tout sauf anodin : violent, passionnel et engagé, aux antipodes du glamour et de la démagogie. Qui l'eût cru ?
Au pays du sang et du miel, le premier long métrage de fiction d'Angelina Jolie réalisatrice, s'inscrit dans un genre cinématographique: les romances contrariées et ambiguës, noires comme le souvenir, dans un contexte délétère. De Casablanca à Black Book, les exemples ne manquent pas. La preuve.