
Il aurait fallu garder le titre original de ce nouveau film de Tinto Brass (Senso 45) pour comprendre pourquoi son synopsis évoque subrepticement celui d’un autre film – le titre « Black Angel » évoquant trop le souvenir récent d’un certain Black Book. Ce long métrage, inédit en France, n’est ni plus ou ni moins qu’un remake du Senso de Visconti, avec la même caractérisation dans les personnages. Mais, vu que nous sommes quand même dans un film de Tinto Brass, on a droit à tout ce que nous n’avions pas dans la version de Visconti. A savoir une longue orgie Dionysiaque qui relate avec beaucoup de « précision » les festins de Venise et sert de clef de voûte au récit. Dans les grandes lignes, le cinéaste, comme toujours d’humeur romantique – et Dieu sait si on le sous-estime à ce niveau-là (revoyez Vices et Caprices) – raconte le même amour fou et tragique d’une femme tourmentée puis trahie pour un intrigant amant, blond comme la perversité. De quoi se réjouir.
