L'HISTOIRE : Une équipe d'extraterrestres miniatures débarque sur terre dans un vaisseau spatial, parfaite réplique d'un être humain. A la recherche d'un moyen pour sauver leur monde, les extraterrestres rencontrent un problème lorsque leur vaisseau tombe amoureux d'une jolie Terrienne.
A son habitude, Eddie Murphy interprète plusieurs personnages, à savoir le capitaine du vaisseau, et le vaisseau lui-même. Mais si le scénario s'appuie sur une idée originale, prétexte à de nombreux délires, le film ne réussit pas à aller au bout de son objectif, celui du pur divertissement, et dérive de manière pathétique. Le comédien principal se contente de répéter continuellement pendant plus d'une heure et demie sa célèbre grimace (un sourire éclatant), ressemblant ainsi à un Jerry Lewis dans ses pires navets. Son interprétation stagne donc au niveau zéro, et semble être à ce jour sa pire prestation, dans un répertoire pourtant déjà riche en rôles improbables. De leur côtés, Elizabeth Banks et Gabrielle Union se demandent ce qu'elles sont venu faire dans cette galère (ou plus précisément dans ce vaisseau), au milieu de personnages tous aussi stéréotypés les uns que les autres, de l'homosexuel follasse aux flics complètement idiots, en passant par le premier assistant du capitaine qui se rebelle contre son supérieur.
A l'époque de Norbit, Murphy confiait qu'il venait de « tourner plusieurs films familiaux ou orientés vers un public très juvénile » et qu’il avait « envie de renouer avec un humour un peu plus corsé, répondant à l'attente d'une bonne partie de son public ». Avec Dave, il devrait donc le perdre totalement, voire définitivement, avec cette histoire accumulant les clichés et les bons sentiments. Sur Terre, les aliens découvriront par exemple les émotions que peut éprouver un être humain, comme celui de l'Amour, et repartiront, bien évidemment, sans faire de mal à personne. Murphy est accompagné les trois quart du métrage par un gamin (le seul bon acteur du film), et il le quittera finalement en lui lançant l'une des répliques les plus usées de toute l'Histoire du cinéma, « je serai toujours prêt de toi ». La niaiserie est donc à son comble, en sachant, d'autant plus, qu'il repart au fin fond de la Galaxie et qu'il y a peu de chance, à moins d'une suite (évitez la nous par pitié !), que les deux personnages se retrouvent... Une réplique fourre-tout ayant définitivement raison de notre patience.
Ici, le rythme est quasi inexistant malgré quelques effets spéciaux (beaucoup trop « kitch ») et des scènes d'action (le minimum syndical). Ces dernières arrivent malheureusement beaucoup trop tard, et peineront à réveiller les spectateurs, présents depuis déjà trois bons quarts d'heure. La plupart de ces séquences donnent enfin l'impression de concurrencer (volontairement ?) la dernière production de Will Smith, Hancock (sortie le 9 juillet 2008), en donnant à Murphy quelques supers pouvoirs qui ne devraient pas vraiment vous effrayer. Au contraire, elles vous feront bien rigoler (mais involontairement !).
Même en partant du principe que les enfants sont moins regardant quant à la qualité d'un film (et que ce dernier leur est destiné), ce n'est pas une raison pour leur servir une telle soupe. Alors on se surprend encore à rêver d'un grand retour d'Eddie Murphy, celui-là même qui nous a entre autre séduit avec sa célèbre interprétation du flic Axel Foley. Ici, on en est loin. Beaucoup trop. Espérons qu'Appelez-moi Dave ne soit qu'une (énième) erreur de parcours...
















A l'occasion de la sortie de son (peut-être) dernier film, revenons un peu sur la carrière d'un des 10 plus grands comiques américains (selon la chaine comedy central). Car si ces derniers films ...