La critique d'Excessif

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balles_de_feu_cinefr L'HISTOIRE : Ancien champion de ping-pong, Randy Daytona est recruté par le FBI pour infiltrer une compétition mondiale secrète. Sa mission : affronter Feng, l’un des criminels les plus recherchés de la planète, qui est aussi l’assassin de son père…
Mais après vingt ans passés loin des compétitions, Randy n’est plus l’athlète qu’il était. C’est sous la direction de Wong, un maître du ping-pong aveugle, et de sa nièce, la charmante et redoutable Maggie, que Randy va se préparer.
La compétition approche, elle a lieu dans la mystérieuse base de Feng en pleine jungle, et Randy va découvrir les plus extrêmes des joueurs pour la plus dangereuse des compétitions…
Si vous avez aimé Dodgeball, que vous adorez Christopher Walken et que la silhouette parfaite de Maggie Q vous fait frémir, alors Balls of fury est fait pour vous ! Mais comme en ce bas-monde, on n’a jamais rien sans rien, il faudra tout de même, pour apprécier ce gros délire filmé, un minimum d’indulgence, voire beaucoup de patience, envers la qualité du scénario.

BALLES DE FEU
Un film de Ben Garant
Avec Dan Fogler, Christopher Walken, Maggie Q, Jason Scott Lee, Terry Crews, Aisha Tyler
Durée : 1h30
Date de sortie : 09 Juillet 2008

Dans sa jeunesse, Randy Daytona était le chouchou de l’Amérique, As du ping-pong et fierté de son militaire de père. Mais sa défaite lors des jeux olympiques marquera pour lui le début d’une longue descente aux enfers… Jusqu’à ce que des années plus tard, un agent de la CIA lui donne une seconde chance. Randy va devoir démanteler une dangereuse organisation criminelle en jouant au ping-pong !

Côté scénario donc… Bon, inutile de se voiler la face, ce n’est évidemment pas le point fort du film. Les spectateurs conquis par les pitreries de Dan Fogler et ses collègues rétorqueront que ce n’est pas le propos de ce genre de film, qu’on ne peut décemment pas demander à un Balls of fury de posséder la qualité scénaristique d’une oeuvre de James Gray ou de Clint Eastwood. Certes, mais au jeu des comparaisons, pas la peine d’aller jusqu’à ces extrémités. Il suffit en effet de comparer ce qui est comparable pour constater qu’un Dodgeball, s’inscrivant exactement dans la même catégorie que ce Balles de feu, bénéficiait pourtant d’une écriture autrement plus convaincante. Il y a avait dans les aventures de Vince Vaughn et de son équipe un fil conducteur et une cohérence que l’on ne retrouve pas aussi aisément dans le film de Ben Garant.


Ce léger couac évoqué, il convient à présent de s’attarder sur ce qui fait la force de Balls of fury : l’invraisemblance. Suivant à la lettre l’adage « plus c’est gros, plus c’est bon », la comédie s’en donne à cœur joie, livrant des parties de ping-pong complètement folles, prétextes aux mimiques les plus ridicules des joueurs. Le tennis de table est ici élevé au rang d’art martial, et le concept bien connu d’Opération dragon, où un tournoi secret d’arts martiaux est organisé par un sénateur du crime, repris par exemple dans Mortal Kombat, est ici détourné avec une bonne dose d’humour. Le gros méchant organisera donc un tournoi top secret et ultra relevé non pas d’arts martiaux mais de… ping-pong évidemment.

Dès lors, toutes les scènes sont bonnes pour reprendre et parodier les codes des films d’arts martiaux, avec l’entraînement à la Karaté Kid, le traumatisme d’enfance, l’affrontement final avec le bad guy surpuissant ancien élève du vieux maître… Tout y passe, pour notre plus grand bonheur. Et puis, last but not least, il y a le grand, l’immense Christopher Walken, dans une prestation en roue libre totale qui le voit jouer le fameux méchant, à l’instar de Ben Stiller dans Dodgeball. Walken apporte à son personnage toute sa folie et son humour. Sadique, cruel, maniéré, le sournois Feng s’impose sans conteste comme la réelle plus-value du film.

Pourtant, les autres personnages ne déméritent pas, à commencer par le héros, au moins aussi déjanté que Feng. Contrairement à Vince Vaughn qui faisait plutôt office de clown blanc dans Dodgeball, Dan Fogler se lâche quant à lui complètement, au point d’en faire parfois trop. Mais il se dégage une telle énergie et un tel enthousiasme de cet acteur que ses excès de zèle sont bien vite pardonnés. Car finalement, ce qui compte dans Balls of fury, ce n’est pas le nombre de défauts, bien réels, que comporte le métrage, mais la bonne humeur que dégage l’ensemble. C’est le genre de film qui donne la patate pour le reste de la journée, et n’est-ce pas là l’essentiel ?

Laurent Tity





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Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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