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Benjamin Gates et le trésor des templiers

La critique d'Excessif

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benjamingatesz2 L'HISTOIRE : Perdu depuis plus de 200 ans, le trésor des Chevaliers du Templier fait partie de ces mythiques légendes. Ben Gates, archéologue et aventurier, se lance à la recherche de ce trésor qui a hanté les pensées de sa famille et de ses descendants depuis des générations. Mais il n'est pas le seul intéressé.
Gates et son meilleur ami Riley Poole, expert en informatique, partent en exploration sur le continent Arctique et découvrent que le premier indice menant au trésor est caché dans le document le mieux gardé au monde, la Déclaration d'Indépendance.
Dans une course contre le temps, ils doivent voler le document si précieux, décoder la carte cachée, semer le FBI, et éviter d'être tués par Ian Howe, un riche aventurier anglais. Et ce n'est que la première étape de cette chasse au trésor.
Après nous avoir provoqué quelques bons éclats de rire avec son Roi Arthur (défendable sur certains points, si si), notre petit Jerry Bruckheimer – 1m60 – revient soigner son complexe d'infériorité avec une nouvelle énorme production. Renouant une nouvelle fois avec Disney après Pirates des Caraïbes, il s'associe avec le réalisateur Jon Turtletaub (Rasta Rockets) et confie à nouveau le rôle principal à Nicolas Cage (The Rock, 60 secondes Chrono). Le résultat : National Treasure, pompeusement rebaptisé en France Benjamin Gates et le trésor des Templiers, un titre appréciable finalement car rendant hommage au genre du film d'aventure dans lequel il s'inscrit. Annonçant la couleur, Benjamin Gates se place comme le "gros machin qui fait boum et divertit" de Noël 2004. Soit. Inutile donc de rentrer dans la salle en étant exigeant.


BENJAMIN GATES ET LE TRESOR DES TEMPLIERS
National Treasure
Un film de Jon Turtletaub
Avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Justin Bartha, Sean Bean, Jon Voight, Christopher Plummer
Durée : 2h10
Sortie : 22 Décembre 2004

Benjamin Gates a consacré sa vie à garder un trésor que la plupart des gens croient imaginaire. Cette responsabilité se transmet depuis quatre générations. Il s’agirait du Trésor secret des Templiers, qui apporterait richesse et pouvoir absolu. Mais Gates ne sait pas lui-même où il se trouve… jusqu’à ce qu’il soit le premier en 223 ans à découvrir et comprendre les indices que nous avons tous sous les yeux… La clé du trésor est une carte tracée au dos de la Déclaration d’Indépendance, conservée dans les Archives Nationales américaines. Entre Gates et le trésor se dresse Ian Howe qui, uniquement motivé par l’appât du gain, le convoite coûte que coûte. Gates doit voler la Déclaration pour la sauver et ce n’est que le début d’une grande aventure…


Pourtant une fois installé devant le film, on ne tarde pas trop à déchanter. Le plus gros défaut de Benjamin Gates est sans doute de débuter avec la plus mauvaise scène des 2h10 qui nous attendent. Passé un prologue plaisant présentant la famille de Gates et son enfance, nous débarquons donc en Antartique où notre héros et ses quelques associés vont découvrir une épave de navire enfouie sous la glace depuis près de 200 ans. Armé de son piolet, Gates la découvre en trois coup dans la neige, dégage les 30cm² dévoilant le nom du bateau : premier fou rire. S'il s'agit peut-être d'un gimmick récurrent des productions hollywoodiennes, il atteint ici son paroxysme du ridicule. Pourtant le pire est à venir puisque les bases du scénario, un long monologue où Gates interprète à outrance un indice trouvé, explosent les barrières du grand n'importe quoi, comme si les scénaristes n'avaient aucune idée de comment introduire cette chasse au trésor. Cela ne s'arrête pas là puisque enfermé dans la soute du navire qui s'apprête à exploser, Ben Gates se met à sautiller sur place pour trouver la porte de secours cachée sur laquelle il se tenait justement debout. Si Indiana Jones avait un peu de chance dans la première scène des Aventuriers de l'Arche Perdue, Benjamin Gates est doué de voyance. Autant de petits détails insignifiants qui mis bout à bout n'amènent qu'à la consternation.




Le reste de l'aventure se suit avec un certain désintérêt : l'histoire et ses rebondissements nous sont jetés à la figure toujours aussi gratuitement, et l'on ne s'étonne même pas que le vol en lui-même de la Déclaration d'Indépendance soit aussi peu passionnant, se résumant à un vague clip.

Si l'absurdité reste maîtresse, force est de reconnaître que le film trouve un meilleur rythme après le vol en question (qui intervient au bout d'une heure). La chasse aux indices commence, et gagne un peu plus en intensité. "Un peu" puisque l'ensemble reste tout de même incroyablement peu passionnant malgré l'originalité du concept de chasse au trésor en plein New York. Car contrairement à ce que laisserait suggérer l'affiche, il n'est point question ici de voyages tropicaux dans des jungles à la rencontre de tribus insoupçonnés. Tout se passe dans un milieu urbain, et quelques bonnes idées sont distillées ici où là, les méchants allant même jusqu'à chercher en pleine poursuite la signification d'un indice sur Yahoo!. Malheureusement l'histoire reste molle, et dans le même style on se tournera immédiatement vers le bon vieux Mystère de la Grande Pyramide (Young Sherlock Holmes) pour des sensations plus fortes et soutenues.
L'ennui et la consternation s'installant assez rapidement, on en vient même à s'accrocher au faire valoir de service, généralement qui ne sert qu'à désamorcer le sérieux d'un film, et ici en désamorce le ridicule, parfois volontairement ce qui laisse pantois devant l'audace des scénaristes.


Au niveau de la réalisation, rien de très extraordinaire. Jerry Bruckheimer assure correctement son travail de producteur, techniquement le film n'ayant pas grand chose à se reprocher mis à part quelques effets un peu "cheap" et vite expédiés (l'explosion du bateau au début). On est loin de l'inégalité des décors et costumes du Roi Arthur. Le casting est lui-même au rendez-vous, avec un Nicolas Cage toujours aussi bon malgré le ridicule de certains de ses dialogues, un Jon Voight anodin, et même Harvey Keitel, perdu dans cette histoire et venu nous faire son numéro le temps de quelques plans (et récupérer son chèque). La scène de confrontation de ces deux derniers monstres sacrés reste un moment d'anthologie de néant étalé sur deux secondes. On ne peut s'empêcher de regretter le gâchis, même dans un film dit de simple divertissement. Quant à Diane Kruger, elle arrive à donner à son rôle une superficialité stupéfiante. C'est à se demander quand les top-models s'apercevront qu'elles ne sont intéressantes au cinéma qu'à contre-emploi, dans des drames, dans des mis en abîme, et non pas dans des rôles rappelant la superficialité de leur statut. Charlize Theron devrait être un modèle pour toutes.


Au final Benjamin Gates se subit plus qu'il ne s'apprécie, même si ce n'est pas sans un léger plaisir coupable. Si l'on en attendait pas plus du réalisateur de Sale Môme, il s'agit tout de même de la second grosse déconvenue du sieur Bruckheimer qui nous avait habitué à bien mieux. Espérons qu'il reprenne du poil de la bête avec Pirates des Caraïbes 2 et 3...

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Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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