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Blade Trinity

La critique d'Excessif

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bladetrinityz2 L'HISTOIRE : A l'aide d'une manipulation d'image aussi géniale que machiavélique, les vampires ont réussi à piéger Blade : sur un document vidéo, on le découvre en train de massacrer... un humain. Pour le FBI, Blade devient l'ennemi à capturer.
Pourchassé par les hommes et condamné par les vampires, Blade va devoir se battre sur tous les fronts. Les vampires, qui multiplient les alliances secrètes avec des humains renégats, sont sur le point d'utiliser son propre ADN pour ressusciter celui qui, il y a bien longtemps, fut le premier et le plus puissant d'entre eux.
Entre course contre la montre et les pièges qui se multiplient, l'affrontement est total. Cette fois, Blade aussi va devoir montrer les crocs...
A quelques semaines de sa sortie mondiale, Blade Trinity vient d'être dévoilé il y a quelques heures à la presse française. Troisième opus de la trilogie, la réalisation de ce dernier épisode est cette fois-ci confiée au scénariste des deux précédents, David S. Goyer. Les bande-annonces étaient pour le moins inquiétantes... Pour vous permettre une idée plus claire de ce qui nous attend dans les salles le 8 Décembre prochain, en voici nos avis à chaud...



Après avoir affronté le dieu des Vampires (Blade 1), et leurs ennemis (Blade 2), notre chasseur mi-homme mi-vampire continue de trucider les suceurs de sang habillés de cuir qui hantent notre planète. Pris au piège par l'infâme succube Danica Talos (Parker Posey), il tue par mégarde un humain et devient l'ennemi numéro 1 du FBI. Traqué de tous, fait prisonnier, il ne trouvera son salut que dans l'aide des "Nightstalkers", un autre groupe armé à la mission similaire. Mais la menace est énorme : capturer Blade n'était qu'une étape d'un plan visant à imposer la domination des vampires sur Terre. Pour cela, un nouveau leader que l'on croyait disparu depuis des millénaires refait surface, pas moins que le premier des vampires à avoir foulé la Terre : Dracula !





Annoncé à grand renforts de bande-annonces et extraits peu encourageants, Blade Trinity se profilait comme un joli ratage clipesque bien navrant. Une anticipation finalement seulement à moitié confirmée par la vision de la chose, puisque ce troisième Blade est effectivement digne d'un produit MTV, mais se montre paradoxalement assez sympathique à suivre.
Partant d'un concept plutôt alléchant sur le papier (Blade contre Dracula !), le script a toute les capacités d'un joli feu d'artifice comic-book à l'écran. Malheureusement le scénario enchaîne les bourdes, et la mise en scène nous met face à un Dracula bien ridicule, limite fashion victime, déambulant dans les rues tout de cuir vêtu, la chemise ouverte et les poils du torse à l'air en se faisant surnommer "Drake" (ça ne s'invente pas). Mais, et cela illustre parfaitement le paradoxe du film, cet aspect ridicule semble parfaitement assumé, amenant Dracula jusque dans une boutique spécialisée en vampires qui lui dévoilera le merchandising réalisé autour de son nom (de la boîte à repas au... god à tête de dracula). Ridicule ? Oui. Assumé ? Oui. Drôle et plaisant ? Honteusement... oui.
Sous l'énorme pub pour le I-Pod (Jessica Biel ne peut "partir chasser le vampire sans se faire une playlist" – on croit rêver), et en fouillant encore un peu sous le montage clipesque et les autres énormes défauts de Blade 3 que l'on dénombre à la pelle, on trouve finalement un film assez osé et assumé, recélant quelques idées de mise en scène amusantes (les chiens vampires sont mémorables), de quelques bons acteurs (Triple H, Ryan Reynolds), quelques mauvais également (Wesley Snipes statufié, Parker Posey en insupportable mégère vampire grimaçante), pour un divertissement frais, manquant de gore certes, et décevant au regard des deux précédents épisodes, mais que l'on regarde avec un plaisir coupable.
Note : 5/10






Pauvre Dracula, 2004 n'aura pas été son année. Après son look de travesti sous acide dans Van Helsing, le voici baigné dans la peau d'un candidat de L'île de la tentation au regard bovin en parfaite harmonie avec sa démarche de gros boeuf. Histoire de ne pas perdre son spectateur avec un méchant décidément trop peu charismatique, un comble pour le seigneur des vampires, Goyer trouve une combine imparable en réduisant également à néant la stature de son héros histoire d'équilibrer la balance. Des personnages insipides dans un univers et une réalisation épileptique qui l'est tout autant. Les seules bonnes idées du réalisateur ne se bornent finalement qu'a plagier bon nombre d'autres films à succès, a commencer par les deux opus précédents, Aliens le retour, Une journée en enfer, X-men 2, ou encore Buffy contre les vampires qui trouve ici une "sérieuse" concurrente en la personne de Jessica Biel. Le seul salut du film réside toutefois en la personne de Ryan Reynolds dévorant sans problème le reste du casting dans la peau d'une sorte de John McClane junior mais qui n'a définitivement pas sa place dans ce sous téléfilm. Totalement vide de sens, ennuyeux, stupide (le shih tzu vampire étant quand même le summum du grotesque) et même pas divertissant ce Blade 3 là, comme ses vampires, n'aurait jamais du voir le jour.
Note : 2/10


Jessica Biel et le réalisateur David S. Goyer sur le tournage


A la sortie de la projection de presse, la mine des journalistes était tellement cadavérique qu’on aurait dit qu’ils avaient assisté à une abomination. Or ce vilain petit canard (inférieur certes au premier et surtout au second Blade) ne démérite pas si on prend en compte les mauvaises appréhensions. En l’état, Blade Trinity constitue un divertissement estimable pour une soirée vidéo le samedi soir.
Seul à la barre, David Goyer, scénariste des deux précédents opus, savait dès le départ qu’il n’atteindrait ni la densité ni la virtuosité du second volet. Ainsi, au lieu de jouer la carte de la bédé survoltée et de la surenchère visuelle, le troisième épisode tend à mettre en avant les doutes du super-héros fatigué (Wesley Snipes, déphasé) et accessoirement distraire sans la moindre ombre cynique en assumant toute une dimension parodique qui n’avait pas été exploitée. C’était la seule solution pour ne pas décevoir les attentes.


De ce projet sinistré, Goyer en a tiré un produit décomplexé et éminemment ludique dans lequel une attention particulière est portée aux personnages secondaires. A ce titre, Jessica Biel et Ryan Reynolds (excellents) fournissent des efforts louables pour donner de la substance à leurs personnages (la tristesse contenue chez l’une, l’humour pétaradant chez l’autre). Tous les méchants (dont Parker Posey, ancienne reine du cinéma indépendant US) bénéficient de traitements assez gratinés. Ils sont globalement ridicules (donc drôles) et rappellent presque les Minerva et Darwin Mayflower et leurs sbires givrés de Hudson Hawk, Gentlemen Cambrioleur.
A bien des égards, le film, point avare en gros défauts, ne se prend pas au sérieux. Si l’absence de gore est gênante, elle est compensée par des idées improbables, des sous-entendus politiques et des traits humoristiques efficaces qui désamorcent en même temps la lourde responsabilité de Goyer. Les aficionados risquent d’être frustrés par les failles de l’entreprise mais ce plaisir coupable n’en demeure pas moins honnêtement manufacturé et foncièrement sympathique.
Note : 5/10

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Les notes des internautes

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