L'HISTOIRE : La vie de Maxime est tout simplement réussie. Gérant d'une concession de voitures de luxe, marié à une jolie jeune femme, père d'une ravissante petite fille, il mène dans sa magnifique villa une existence simple et paisible. Seules ombres au tableau : un associé instable porté sur l'alcool et les magouilles, et deux frères qui ont presque tout raté. Une affaire d'argent, une mort étrange, une tentative pour rapidement régler le problème, et voilà Maxime et son entourage embarqués malgré eux dans une sale histoire...
une histoire qui tient la route sans jamais l'indiquer est un réel plaisir
Dans une tradition omniprésente du film policier familial, Blanc comme neige ne parvient pas à approcher l'ampleur tragique de La nuit nous appartient ou la complexité psychologique de 7h58 ce samedi-là, mais se place comme une alternative somme toute efficace.
C'est lorsqu'elles prennent place dans la plus banale des réalités que les histoires noires ont le plus d'impact. Maxime a beau mener une vie luxueuse - voiture haut de gamme, piscine éclairée de nuit, coiffeur à domicile, villa vitrée - il n'en reste pas moins quelqu'un de profondément normal qui n'oublie pas l'anniversaire de sa chère maman et qui s'entoure de personnes plus - une femme aimante - ou moins - deux frères qui s'accrochent - positives. Et c'est justement lorsqu'elles prennent place dans un cadre a priori incompatible que les polars - ou ce qui s'en approche, dans le cas présent - deviennent jouissifs. Jusqu'où va nous mener, nous et Maxime, cette sale affaire de dettes et d'accent finlandais ? Impossible de répondre à cette question, et c'est bien là, dans ce flou narratif, que le spectateur trouve son compte. Etre emporté, lentement mais sûrement, dans une histoire qui tient la route sans jamais l'indiquer est un réel plaisir.
Geoffrey CRETE
Valeur montante du cinéma français, la jeune comédienne Louise Bourgoin construit peu à peu sa carrière, entre films d'auteur et coups médiatiques. La preuve en images.