L'HISTOIRE : Depuis sa plus tendre enfance, Katie Gregorstitch a toujours eu un avenir tout tracé. Et tous ses rêves de petite provinciale tranquille paraissaient se réaliser exactement comme elle s'y était attendue. Mais parfois, même les rêves les plus idylliques se ternissent. Katie n'allait pas tarder à s'en apercevoir. Son grand-père, qui voulait lui faire une surprise pour la St Valentin, lui a offert un voyage à New York pour rendre visite à Billy. Mais une surprise peut en cacher une autre. Billy a une autre petite amie. Trop meurtrie pour rentrer à la maison, et ne sachant vers qui se tourner, Katie décide de faire appel à la seule personne qu'elle connaisse à New York, sa cousine Haley, qui la presse de rester quelques temps pour explorer la grande ville et élargir son horizon...
Passez votre chemin.
Attention navet ! Blonde ambition relève du miracle... Comment un film aussi mauvais, distribué en catimini dans l’Etat du Texas aux Etats-Unis (les recettes, sur 8 écrans, s’élevent à un peu plus de 1000$) et édité directement en DVD, parvient-il à se faire une place dans le planning des sorties françaises ? Mystère (on mettra de côté le succès surprise au box-office ukrainien qui n’a certainement pas dû influencer les distributeurs français). C’est donc avec une certaine perplexité que l’auteur de ces lignes, journaliste désireux de vous faire partager ses plus belles expériences cinématographiques, s’est rendu à la projection presse de ce long-métrage où Jessica Simpson tient son premier « grand » rôle. Chanteuse américaine de country-pop acidulée, la blonde écarlate s’avère aussi peu convaincante que sa concurrente Britney Spears dans le chef d’oeuvre Crossroads... D’une bêtise incroyable, Blonde Ambition est certainement l’un des plus mauvais films qui vous sera offert de voir en ce début d’année 2009. Grandiose... 
Blonde Ambition est le genre de film qui ne vous épargne pas... Typiquement calibré pour vous flanquer une violente migraine, le film de Scott Marshall (ce n’est malheureusement pas un pseudonyme) est une insulte au spectateur, un divertissement de fond de tiroir produit n’importe comment et par n’importe qui et dont le seul but était de générer quelques dollars. Et même ça, c’est loupé. Projections-test désastreuses, direct-to-dvd aux Etats-Unis, le film n’a pas eu la chance de rencontrer son public... Ou le public a eu la chance de ne pas rencontrer ce film. Catastrophique de bout en bout, écrit avec un stylo à encre rose avec des plumes dorées sur le dessus, interprété sans aucune conviction et d’une médiocrité insondable dans la manière de mettre en scène, Blonde Ambition cumule certainement toutes les plus grandes tares de la mauvaise comédie américaine pour adolescents ! 
Si l’on met de côté un scénario à la limite du digérable, basé sur le Working Girl de Mike Nichols, une bande-sonore inaudible variant les plaisirs de la démonstration et du soulignement, une photographie monstrueuse digne d’un mauvais soap-opera et un découpage bourré d’erreurs, il nous reste donc le plaisir coupable de voir Jessica Simpson s’empaler sur la caméra et jouer de sa grande bouche siliconée et de son faciès grossier pour tenter de nous faire croire qu’elle aussi, elle est actrice. Dans le genre blonde pulpeuse décérébrée qui parvient à faire ses preuves, on privilégiera la piste Reese Witherspoon qui avait su nous faire marrer dans Legally Blonde... Jessica Simpson nous donne envie de pleurer. 
Mais le plus triste dans cette histoire est de voir le comédien Luke Wilson (déjà faire-valoir d’une blonde dans le film cité précédemment) se fourvoyer dans ce type de comédies qu’il semble tant chérir alors que son talent, déployé dans La famille Tenenbaum, Idiocracy ou 3h10 pour Yuma n’est plus à prouver. L’acteur est ici pathétique dans sa volonté incontrôlable de se dépatouiller d’un rôle caricatural et plat laissant une marge de manoeuvre indicible pour l’art de la comédie. Jessica Simpson, quant à elle, s’en donne à coeur joie, persuadée d’être la nouvelle Melanie Griffith ou la future Julia Roberts et tente, le sourire colgate épinglé aux oreilles, de nous persuader de ses talents. 
Forcément, au début, on se dit qu’avec sa tête d’ingénue sortie de la campagne elle va parvenir à nous décrocher un rictus ou deux... Que nenni ! Ne rêvons pas, il aurait fallu que la belle soit talentueuse et que l’écriture soit exigeante. Ni l’un ni l’autre ne sont au rendez-vous et le résultat est atterrant de niaiserie. Il est donc honteux, crions-le haut et fort, de demander aux spectateurs de débourser près de 10 euros pour un film de cette trempe. S’il-vous-plaît passez votre chemin... Et messieurs les distributeurs, une question : pourquoi ?