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Boogeyman

La critique d'Excessif

0/5
boogeymanz2 L'HISTOIRE :
Les croque-mitaines font maintenant partie intégrante de la culture cinématographique US. De Freddy qui a tranquillement déchiré les nuits des années 80 à Jeppers Creepers en passant par Candyman, tous ces super-vilains ont marqué les esprits et enrichis leurs producteurs respectifs. Boogeyman arrivera-t-il à s’installer au panthéon nocturne des tueurs légendaires ?

BOOGEYMAN
Un film de Stephen T. Kay
Avec Barry Watson, Emily Deschanel, Skye McCole Bartusiak
Durée : 1h26
Date de sortie : 28 juin 2006



Traumatisé par la mort de son père qu’il a vu disparaître dans le placard de sa chambre à coucher alors qu’il n’était qu’un enfant, Tim doit aujourd’hui faire face à ses propres démons. Le Croque-mitaine existe-t-il vraiment ? Ou n’est il qu’un cauchemar de son enfance ? C’est ce qu’il va devoir découvrir s’il veut pouvoir oublier.

Avec Sam Raimi à la production et son amour du genre, Boogeyman s’annonçait sous les meilleurs auspices. Malheureusement le film de Stephen Kay ne révolutionne en rien le genre. Il ne manque pourtant pas de qualités.



Après une séquence d’exposition assez courte qui permet de dévoiler l’univers de Tim, le film prend le temps de s’installer sans pour autant distiller l’ennui. Le héros ou plutôt le simili-héros subit l’histoire en même temps que nous et plonge tranquillement au coeur de son cauchemar d’enfance. Le choix des acteurs – tous quasi inconnus (le principe du premier Alien) – est ici presque parfait. Barry Watson qui incarne notre traumatisé de service semble réellement subir ses peurs et baigne dans une parano tout à fait saisissante. Il arrive presque à nous émouvoir rien qu’en regardant une poignée de porte (et elles sont nombreuses dans le film). Un comble.


La mise en image se révèle particulièrement léchée. Stephen Kay nous avait déjà habitué à cette photographie over-stylée bénéficiant d’un cadrage joliment travaillé dans son remake de Get Carter. Dans son Boogeyman, la plupart des plans sont beaux – essentiellement durant la première partie du film. Ce qui crée un décalage intéressant entre l’histoire et sa représentation formelle.



Mais le but de Boogeyman est de faire peur... et il y parvient à quelque reprises au travers d’effets faciles mais néanmoins efficaces. Tous ne fonctionnent pas, certains semblent même désamorcés volontairement par le réalisateur – mais dans le lot et sur la quantité, le quota de frissons minimum est garanti. Parmi les plus marquants, notons spécialement un corbeau qui défonce un pare-brise ou un effet assez ‘’Grudgien’’ à base d’enfants vers la fin du film.

Boogeyman offre également une bonne retranscription des rêves ou plutôt des cauchemars. Le second acte du film est entièrement tourné vers l’apparente paranoïa de Tim qui n’arrive plus à dissocier le rêve de la réalité. Il s’en suit des séquences plutôt bien mises en boîte où une porte de placard peut déboucher dans un motel situé à 20 kilomètres et où chaque décor saisit un aspect menaçant.



La fin sombre malheureusement dans le grandguignolesque et ne parvient pas à clôturer le film de façon décente. Boogeyman laisse alors tomber ses allures de train fantôme pour se transformer en grand huit pétaradant. Une des principales raisons de cette déconvenue provient du boogeyman himself, qui une fois révélé ne tient pas la comparaison avec ses illustres prédécesseurs par son manque évident de charisme. Ce soubresaut testostéroné final va à l'encontre du reste du film et détruit en partie son ambiance.

Retrouvez une galerie photos du film en page suivante...

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Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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