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Captain America: First Avenger

La critique d'Excessif

4/5
Affiche du film Captain America : First Avenger L'HISTOIRE : Captain America, c'est en vérité Steve Rogers, un américain souhaitant s'enrôler dans l'armée. Son physique étant peu développé, il se voit injecter le sérum du Super Soldat décuplant ses facultés, et l'empêchant de vieillir. Son plus grand ennemi est Crâne Rouge, un nazi ayant mis la main sur le sérum, devenu super espion. Captain America se verra congelé à la fin des années 40, pour être repêché par les vengeurs dans les années 60...
Avant il y avait Iron Man... Maintenant, il y a Iron Man et Captain America...

Protégé de George Lucas du temps de Star Wars et Indiana Jones, Joe Johnston en a gros sur le cœur. En étant propulsé derrière les caméras de The Wolfman à la dernière minute, il n'a pas pu éviter le naufrage, laissant alors un mauvais souvenir à tous. En ce sens, lui confier Captain America apparaît comme un risque non négligeable. Après tout, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une icône américaine dont il ne faut surtout pas écorcher l'image. Les raisons sont multiples : il porte fièrement les couleurs du drapeau Outre-Atlantique ; il est un soldat engagé, dévoué et parfait ; il combat des nazis et représente ainsi un rempart contre le Mal, en pleine Seconde Guerre mondiale. A l'époque actuelle, adapter un tel personnage relève de l'audace, tant les anti-héros se succèdent à la pelle - effet de mode oblige. Lisse et droit dans ses baskets (et son costume), Captain America possède peu d'arguments pour rivaliser avec un Tony Stark ou un Bruce Wayne, en termes de personnalité excentrique et/ou torturée. Fort heureusement, il en a moult autres, tous garants d'une réussite quasi surprise.

Captain America de Joe Johnston
Avec Captain America : First Avenger, Joe Johnston mélange les genres - action, aventure, guerre - et nous livre un cocktail très efficace. Sans fausse note. Sans mauvais goût. Et, surtout, sans la pression de Marvel, qui a tendance à trop noyer ses justiciers dans un tout difficile à digérer (Iron Man 2 et Thor pour ne citer qu'eux). Parce que Captain America est le premier, Joe Johnston peut s'affranchir des nombreux inserts chargés de préparer l'avenir ; et n'est pas obligé non plus de se coltiner tous les clins d'œil faisant passer l'intrigue principale au second plan (hormis au début et à la fin, juste pour borner). Du coup, on se retrouve en face d'un divertissement capé, fruit de séquences fortes nimbées dans une belle photographie des années 40. Courses poursuites haletantes, rixes au corps-à-corps rendues impressionnantes par le biais du bouclier-boomerang et vrai méchant (Hugo Weaving, aussi effrayant qu'en agent Smith), Captain America : First Avenger entasse les atouts du blockbuster calibré et assure le spectacle de bout en bout. Porté par un Chris Evans préparé physiquement et psychologiquement, il se permet même quelques invités de luxe (Tommy Lee Jones, impeccable en colonel aigri) pour rallier l'ensemble des suffrages, amplement mérités. Auparavant, il n'y en avait que pour Iron Man. Désormais, il y en aura pour Iron Man et Captain America. A tort ou à raison.


Maxime CLAUDEL

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Les notes des internautes

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avenger 19/08/2011 à 10h05
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