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Cellular

La critique d'Excessif

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cellularz2 L'HISTOIRE : Pour des raisons qu'elle ignore, Jessica Martin est kidnappée mais trouve le moyen de passer un unique coup de téléphone à l'insu de ses ravisseurs. A l'autre bout un inconnu dont sa vie va dépendre : Ryan. Les minutes de Jessica sont comptées et si l'un ou l'autre raccroche, cette dernière sera perdue...
Après Phone game et son sniper fou, voici venir sur nos écrans Cellular et sa séquestrée folle. Une aubaine pour l'actrice Kim Basinger de revenir sur le devant de la scène dans un thriller, puisque ses dernières prestations, depuis L.A Confidential, n'ont rien de mémorable. Mais un pitch de départ et un casting intéressant suffisent ils à faire un bon film ?

CELLULAR
Un film de David R. Ellis
Avec Kim Basinger, Chris Evans, Jason Statham, William H. Macy, Jessica Biel
Durée 1h35
Sortie : 17 novembre 2004

Pour des raisons qu'elle ignore, Jessica Martin est kidnappée mais trouve le moyen de passer un unique coup de téléphone à l'insu de ses ravisseurs. A l'autre bout un inconnu dont sa vie va dépendre : Ryan. Les minutes de Jessica sont comptées et si l'un ou l'autre raccroche, cette dernière sera perdue.


Chris Evans dans CELLULAR

Cellular propose une idée de départ de choix comme seul Hollywood en offre à ses thrillers. Toutefois, miser ici sur une communication téléphonique défaillante le long d'un film tout entier demande un travail d'imagination supplémentaire puisque lorsque ce genre d'inconvénient arrive à un héros, il s'agit souvent d'une séquence anecdotique vite réglée dans des films comme Speed, Air force one ou la série 24 heures chrono. Cette dernière se voit ici grandement plagiée puisqu'un épisode entier de la première saison traite exactement du même thème, sorte de clin d'œil probablement involontaire du film cherchant à surfer sur la même ambiance, dans la même ville, au même entrain, et avec les mêmes acteurs (ne nous emballons pas toutefois, deux simples seconds rôles). Avec son écriture finalement peu développée, on ne peut que constater qu'au pays des incohérences scénaristiques les plus grotesques, Cellular s'installe directement sur le trône avec ses ficelles épaisses comme des colonnes.


Jason Statham dans CELLULAR

Ne parlons même pas de la façon dont l'héroïne parvient à composer le numéro : l'hilarité de la chose nous ferait presque oublier que cette dernière, par un heureux hasard, arrive à joindre son futur preux chevalier qui sur l'échelle mondiale de la téléphonie ne se trouve qu'à quelques kilomètres d'elle : "Allez chercher mon fils au lycée truc, il est au bout de la rue machin" "Ca tombe bien madame, tu ne me l'as pas demandé, mais j'habite aussi à Los Angeles.". En plus du contexte, les situations fleurent bon un grotesque constant : outre les voyous qui enferment leur victime avec un téléphone (les idiots), notre héros en plein commissariat court sauver la petite famille menacée sans prévenir la police. Ces incohérences offrent aux acteurs des prestations quasi catastrophiques, que ce soit Statham qui enfonce les portes avec le pied à chaque fois qu'il rentre quelque part, ou Basinger ne cessant de trembler durant tout le film telle une Parkinsonienne au stade final.




Mais comment alors rendre divertissant un film voué à l'échec au bout de trois minutes ? En le confiant à David R. Ellis, la dernière chance des causes perdues, déjà à la tête d'un Destination Finale 2 qui écrasait le lamentable premier épisode. Sa technique : désamorcer le ridicule en y ajoutant une deuxième couche. Une façon intelligente d'insuffler une grosse dose d'humour (Ricky Martin en fera rire plus d'un) à cet espèce de guide d'utilisation du téléphone portable, en résumant en une heure tous les inconvénients de l'objet, devenant encore plus désastreux lorsqu'une vie est en jeu : la batterie déchargée, le signal ne passant pas dans un tunnel ou dans un immeuble, les interférences, et surtout ne jamais laisser tomber l'appareil du haut d'un toit (une découverte en soi).


William H. Macy dans CELLULAR

Sans aller jusqu'à dire qu'Ellis dénonce la consommation de masse pour un objet aussi futile que nécessaire, il fait toutefois preuve d'une finesse (relative) qui manquait à Schumacher. Cellular n'hésite ainsi pas à vendre les boutiques de téléphonie mobile comme des institutions dignes de la sécu où il faut prendre un numéro et attendre son tour, ou encore présenter la foule alignée telle une armée de zombies, l'oreille greffée au petit objet. L'ensemble de la mise en scène reste relativement modeste, voire maladroite, William H. Macy se prenant pour Chow Yun-Fat dès qu'il décide de dézinguer un adversaire, où la caméra traversant un oeilleton gratuitement, etc. L'émotion entre les deux protagonistes ne s'étant jamais rencontrés ne prend absolument pas, à des années lumières des échanges radio entre ceux de Piège de cristal.


Kim Basinger dans CELLULAR

Si l'allure générale de Cellular s'apparente à un téléfilm de luxe, le réalisateur décide sans (trop de) prétention de divertir avec les moyens du bord à partir d'un script a priori plutôt sérieux et très "téléphoné". Une légère dérive qui s'avère gentiment payante pour l'un des nombreux films nécessitant d'éteindre le cerveau de son spectateur avant visionnage, ou tout du moins dans le cas présent, le mettre en mode silencieux.

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Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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