ô bonheur! ô joie ! Enfin un blockbuster US cette année qui vient remplir pleinement sa fonction première : DI-VER-TIR.
Charlie’s Angels : Full Throttle (
Les Anges Se Déchaînent en VF) arrive à point nommé pour nous débarrasser de la frustration engendré par les déceptions cinématographiques que sont la plupart des grosses machines hollywoodiennes de l’été 2003. Avec
Charlie’s Angels : Full Throttle, pas d’ambition démesurée théorique mais du concret : action, charme et humour… non stop ! C’est ce qu’on voulait. C’est ce que McG nous offre. Qu’il en soit remercié.
CHARLIE'S : LES ANGES SE DECHAÎNENT
Titre Original : CHARLIE'S ANGELS : FULL THROTTLE
Réalisateur : McG
Interprètes : Cameron Diaz (Natalie), Drew Barrymore (Dylan), Lucy Liu (Alex), Bernie Mac (Jimmy Bosley), Crispin Glover (Sac d'os), Justin Theroux (Seamus O'Grady), Robert Patrick (Ray Carter), Demi Moore (Madison Lee), Rodrigo Santoro (Emmers), Shia LaBeouf (Max), Matt LeBlanc (Jason) , Luke Wilson (Pete), John Cleese (le père d'Alex), Ja'net DuBois (la mère de Bosley), Cheung-Yan Yuen (le chef Mongol)
Durée : 1H47
Sortie ciné France : 16 juillet 2003
Les "Anges" Natalie, Dylan et Alex ont pour mission de sauver Ray Carter, un important homme politique prisonnier en Mongolie. Mais lors de leur explosive évasion, Carter leur signale que ses kidnappeurs lui ont subtilisé un anneau très spécial, contenant des informations de la plus haute importance...
Inutile d'aller plus loin dans le résumé, car Charlie's Angels : Full Throttle n'est qu'une suite de rebondissements scénaristiques aussi volontairement farfelus que sont les nombreuses scènes d'action de cette suite "toujours plus" absolument réjouissante : « gunfight » motorisé en apesanteur, saut d’un camion à un hélicoptère en pleine chute après explosion d’un pont, surf sur un câble à l’aide d’un bout planche attrapé au vol après défenestration etc… En clair, plus c’est invraisemblable et délirant, plus c’est fun ! Réalisateur du premier opus, McG est un clippeur dans le bon sens du terme. Du rythme, oui, mais sans surdécoupage « mal de crâne » à la Michael Bay. Des scènes d’actions très « sports de l’extrême », oui, mais sans le coté beauf et putassier des indigestes xXx ou Fast & Furious. Mais surtout, de l’autodérision, qui est définitivement un des points forts de Charlie’s Angels : Full Throttle.
McG balance dans son second film toute sa culture populaire, qu’elle soit cinématographique, télévisuelle, sportive, voir musicale (une quarantaine d’extraits sur 107 minutes de film). On peut très bien passer d’un dialogue limite « sitcom » à une scène d’explications techniques digne des meilleurs films d’espionnages (le profil du suspect établi par les « anges » lors de la scène d’investigation tient du génie) sans oublier les inévitables répliques à connotations sexuelles débitées par une Cameron Diaz qui joue à fond la carte de la blonde bêbête.
Charlie’s Angels : Full Throttle baigne dans un esprit « serial » des plus réjouissant. En clair, ça n’arrête jamais. Des péripéties – et changement vestimentaires - toutes les deux scènes. Quelques clins d’œils fort sympathiques (Justin Theroux tatoué et baraqué façon De Niro dans Cape Fear, l’apparition d’une ancienne Charlie’s Angel de la série TV, le caméo de Bruce Willis etc…). Une méchante charismatique à mort (Demi Moore, le retour). Sans oublier les démentielles chorégraphies du spécialiste Cheung-Yan Yuen, qui nous prouvent qu’il existe encore quelques vrais fous sur Terre. Charlie's Angels : Full Throttle, c’est du pur divertissement dont on peut se goinfrer allègrement sans risquer l'overdose. Un régal!