La critique d'Excessif

4/5
Affiche du film City Island L'HISTOIRE :

La famille Rizzo habite City Island, une petite ville de pêcheurs des environs de New-York. Lorsque le père, Vince Rizzo découvre que le fils qu'il a abandonné il y a longtemps est enfermé dans la prison où il travaille, tous les secrets de la famille vont voler en éclats.

Une comédie parfaitement rythmée et jubilatoire

Présenté en avant-première au 35ème festival du film américain de Deauville, City Island est l’œuvre de Raymond de Felitta (réalisateur et scénariste), repéré pour la première fois à l’occasion de Cafe Society en 1995. Il filme à la périphérie de New-York en portant un regard aussi tendre que sauvage sur les rapports familiaux et les secrets qui resurgissent sans crier gare.


D’abord il y a Vince Rizzo (Andy Garcia, à son apogée), en gardien de prison exemplaire qui a bien du mal à contrôler les membres de sa famille sous son propre toit. Sa femme lui fait peur (Julianna Margulies, heureux d’avoir enfin de ses nouvelles), son fils est un pince sans rire obsédé par les filles obèses qui le mouche à chaque discussion et sa fille strip-tease en secret après la perte de sa bourse scolaire (la véritable fille de la star, Dominik Garcia-Lorido en est l’interprète). En gros, Home sweet home et happy family. Lorsque Vince s’aperçoit que le rejeton qu’il croyait sorti de sa vie depuis plus de vingt ans est un des taulards de l’établissement pénitentiaire (Steven Strait, beau gosse pas si lisse), tous ses secrets et ceux de ses proches vont voler en éclats. Aidé par une actrice amateur (Emily Mortimer pour un personnage quelque peu accessoire), le long-métrage aux tonalités vaudevillesques en charmera beaucoup, même si la mécanique paraît un peu trop huilée avec le recul.


Par son tempo trépidant, ses dialogues enlevés et son acteur principal qui livre une de ses plus grandes performances, City Island devient un jeu de quilles où aucun des protagonistes n’en sortira indemne. Les scènes de repas, les réunissant tous, sont notamment l’occasion de joutes verbales réjouissantes où le fils caché va devenir le point de rupture rêvé. Raymond de Felitta fait imploser le cocon familial pour mieux le voir renaître sous une autre forme, plus sereine et débarrassée des mensonges. Le film regorge de séquences qui trouvent un équilibre parfait entre comédie et drame, aidé par un scénario ad hoc qui culmine vers un climax extraordinaire dans sa construction rythmique (c'est peut-être ce que certains lui reprocheront, n'y voyant aucune surprise). Pour finir, on vous parlera d’une scène d’anthologie où Vince Rizzo passe un casting pour un film du tandem Scorsese/De Niro. Andy Garcia imite Marlon Brando dans une caricature affligeante et hilarante avant de se reprendre et de donner le meilleur de lui-même devant deux responsables de casting médusées. Une mise en abîme à l’humour dévastateur qui doit sa réussite à un acteur qu’on avait un peu oublié ces derniers temps et qui nous rappelle à l'ordre avec un talent formidable.

 

Nicolas Schiavi

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Le verdict des internautes

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Les notes des internautes

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    Acteurs
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    Musique

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22/01/2010 à 22h49
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