L'HISTOIRE : Un acteur new-yorkais en pleine crise existentielle décide d'aller dans un laboratoire privé qui lui propose de le soulager du poid de son âme.
Il y a une âme dans ce film, et elle vous regarde.
Le long-métrage révèle des scènes légères et graves à la fois, toujours chargées d’humour et de philosophie. A la recherche de son âme perdue, Paul Giamatti se régale de tant d’attention et semble s’oublier pour mieux se réinventer. Seule la location d’un autre esprit que le sien (avec la banque des âmes, tout est possible !) rend l’œuvre opaque en proposant les visions de la donneuse anonyme à notre héros qui devient malade. Pourtant, même dans cette partie moins bien traitée, Sophie Barthes trouve des formules visuelles intrigantes et oniriques. Elle parvient à nous faire accepter un jeu de pistes déluré et presque nonsensique en variant les effets de style et les situations dramatiques. Et lorsque l’acteur trouve enfin le courage de sonder son âme pour retrouver le contact avec elle, le spectateur se prendra peut-être à aller puiser dans la sienne. Au final, on gobe tout sans temps mort, épris de cet univers ultra réaliste qui prend des contours science-fictionnels et métaphysiques. Drôle, décalé et empreint de poésie, Cold Souls est le genre d’œuvre intemporelle et bercée par une vision unique du cinéma.
Critique de NICOLAS SCHIAVI
Âmes en stock se présente comme une oeuvre existentielle, philosophique et surtout très drôle ! Rencontre avec la cinéaste Sophie Barthes.