L'HISTOIRE : Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. "Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président ? Lui-même commence à y croire ...
En Septembre 1980, le comique Coluche occupe tous les terrains, radios, télés, journaux, alors que les français assistent en masse à son dernier spectacle au théâtre du Gymnase. Pendant cette période, sa maison voit circuler un vaste panel de célébrités, et l’excessif Michel Colucci cherche à pousser encore plus loin la provocation en se présentant à la candidature de la Présidence de la République. L’alternative qu’il propose à la politique traditionnelle va enflammer la France, et sa côte de popularité ne cessera de monter. Et si un clown accédait au pouvoir ? L’idée commence à germer jusque dans la tête de l’artiste…
Ce parti pris n’est pas anodin, et correspond au tournant personnel et public dans la vie du « clown » à la salopette. Cette période lui fait comprendre qu’il peut se dépasser et qu’il n’est pas qu’une simple bête de scène des spectacles du Gymnase, mais un véritable symbole pour certaines minorités françaises. Il signe alors son engagement dans la vie politique et cet immense coup de bluff marque à jamais sa vie, puisqu’il bascule progressivement dans certains de ses travers (la consommation de drogues), tout en perdant sa compréhensive femme, Véronique.
Le découpage du film privilégie certains moments clés de l’existence de Coluche, et, à l’écran, cela se traduit par un usage immodéré du fondu au noir, le tout sur un script parfois asthmatique ne parvenant pas à insuffler l’élan nécessaire au personnage et à ses actions. Les scénettes apparaissent parfois un peu trop décousues pour convaincre, et on rage de ne pas s’enticher suffisamment au fil narratif du récit. L’œuvre était en effet attendue, de par le mythe populaire dont fait l’objet Coluche, et il est regrettable que plusieurs sensations désagréables parsèment notre vision. Le ressenti s’en trouve affecté, tandis qu’au contraire les parties tournant autour des spectacles se révèlent toutes enthousiasmantes. On retrouve alors la verve du bonhomme, un véritable jeu de scène avec une scénographie habitée, et dans ces moments, notre attention est de nouveau captée jusqu’à en oublier plusieurs des reproches déjà évoqués.
Film inégal, manquant de piquant, un défaut probablement dû au fait que son propre réalisateur, trop amoureux de son sujet, s’est laissé étouffer par son personnage. Par peur de lui manquer de respect, il n’a pas réussi à pénétrer les strates ténébreuses du comique. Coluche, l’Histoire d’un Mec permettra peut-être à la jeune génération de découvrir un homme exceptionnel, qui nous manque terriblement, sans égal dans le paysage actuel par sa conception anar, festive de la vie, les autres, ayant connu le mariage avec Le Luron, l’épisode de la candidature présidentielle, se replongeront sans doute avec délice dans une œuvre toujours tristement actuelle d’un « mec » aux histoires drôles et cyniques bousculant frénétiquement l’ordre établi. 











Ca n'a pas tardé à réagir dans Blogorama sur un des films évènements de l'année, à savoir Coluche, l'histoire d'un mec, critique écrite par jp33, qui ne se contente d'ailleurs pas du film d'Antoine ...