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Dancing Girls

La critique d'Excessif

1/5
dancing_girls L'HISTOIRE : Une jeune fille se rend à Chicago pour accomplir son rêve de devenir danseuse en rejoignant la prestigieuse Chicago School of Music and Dance. Mais le casting se passe mal et après une suite de déconvenues, elle est obligée de devenir danseuse dans un bar. Pourtant c'est dans ce lieu de perdition qu'elle va apprendre à accepter son destin et découvrir qu'il ne faut jamais abandonner ses rêves.
Prenez un peu de Save The Last Dance pour les parents absents, de Flashdance pour le côté grosse bosseuse qui en a aussi dans les ballerines et beaucoup de Coyote Girls pour le club new-yorkais et vous obtenez Dancing Girls... Une comédie romantique très convenue réalisée par un maître du clip qui case sa caméra partout sans jamais trop savoir pourquoi et qui ne nous laisse pas une seconde de répit avec son montage épileptique. Au final, de la danse on en voit peu et l’histoire, aussi fine qu’un Kleenex, n’a que trop peu d’arguments pour convaincre... Du réchauffé à digérer vitesse grand V.

DANCING GIRLS
Un film de Darren Grant
Avec Mary Elizabeth Winstead, Tessa Thompson, Riley Smith…
Durée : 1h29

Une jeune fille se rend à Chicago pour accomplir son rêve de devenir danseuse en rejoignant la prestigieuse Chicago School of Music and Dance. Mais le casting se passe mal et après une suite de déconvenues, elle est obligée de devenir danseuse dans un bar. Pourtant c'est dans ce lieu de perdition qu'elle va apprendre à accepter son destin et découvrir qu'il ne faut jamais abandonner ses rêves.

Dancing Girls avait deux arguments de vente qui ont pu titiller notre curiosité... Tout d’abord la danse, qui se fait trop rare au cinéma ou sinon particulièrement terne lorsqu’il s’agit de productions où des boutonneux maquillés au Karcher font la "chunga" sur les terrains de basket, puis sa comédienne principale : le jolie Mary Elizabeth Winstead, attachante dans Destination Finale 3 et Die Hard 4, carrément vampirisante dans Boulevard de la mort de Quentin Tarantino ! Malgré ces deux arguments poids plume en tête, nous n’attendions pas une œuvre révolutionnaire mais peut-être une alternative à ces productions qui inondent nos écrans et enchantent les adolescentes pré-pubères, de High School Musical à Sexy Dance, en passant par Steppin', Honey, How She Move ou Dance With Me (nous passerons sur Alive, la tentative française où vous pouvez découvrir Christophe Willem pré-nouvelle star), de longs et ennuyeux clips d’1h30 où des intrigues pathétiques tentent de donner un minimum de sens à une accumulation de scènes « dansées » absolument frustrantes.

Pour peu que l’on aime un minimum la danse, la mise en scène ultra caricaturale et esthétisante de ces films desservent malheureusement ce qu’ils tentent de mettre en valeur... A force de ralentis, zooms, gros plans, jeux de lumière et autres mouvements de caméra fastidieux, les mouvements du corps disparaissent au profit d’une image bling-bling formatée MTV et calquée sur les mauvais clips de Rn’B ! Et Dancing Girls n’y échappe pas. Malgré toute notre bonne volonté, difficile de trouver le moindre intérêt à cette variation éculée sur un thème délavé... La danse mérite bien mieux que ces clichés et cette accumulation de lieux communs et ne devrait certainement plus servir cette imagerie fatigante où seuls les gens beaux, sveltes et dynamiques parviennent à leurs fins. L’histoire d’amour ne fonctionne pas, les « tensions » entre danseuses du club tentent en vain de pimenter ce conte de fées, la bande-son est effarante, n’arrivant jamais à nous offrir autre chose qu’une soupe américaine inaudible là où même des films comme Honey ou Steppin' cherchaient néanmoins à nous coller un minimum de frissons et la comédienne, sympathique, ne convainc pas une seule seconde en future danseuse pro. Elle danse bien, certes (c’est la moindre des choses) mais ne propose rien de nouveau que tout ce qu’on peut bouffer à la louche dans les clips actuels... Du Pussycat Dolls en puissance qui devrait certainement ravir les ados et ennuyer profondément les adultes.

Bref, vous l’avez compris, la danse dans le cinéma américain semble de plus en plus maltraitée et on se surprend à penser à Fred Astaire, Cyd Charisse, Bob Fosse et autres Gene Kelly devant ces strass aveuglantes... Quand on voit ce dont sont capables Hugh Jackman ou Beyoncé aux Oscars, on se dit qu’il y a pourtant matière à nous faire rêver. Car Mamma Mia ! ou Hairspray ont beau avoir le peps, ils n’ont pas la classe... Alors on attend de voir le remake de Fame, même si au fond, il semblerait que le cinéma américain ait définitivement dit adieu aux danseurs... les vrais.

Kevin Dutot

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