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Des Serpents Dans L'avion

La critique d'Excessif

2/5
snakes_on_a_plane_z2 L'HISTOIRE : Parce qu'il a aperçu une famille de mafieux en train de massacrer un procureur à coups de batte de baseball, un témoin essentiel fait l'objet d'une escorte particulière sur un vol régulier joignant Hawaï à Los Angeles. Pendant que ce dernier et l'agent du FBI Neville Flynn se pavanent en première classe, une horde de reptiles dopés aux phéromones par le criminel s'apprêtent à envahir le compartiment des passagers, au niveau inférieur, dans le but de faire s'écraser l'appareil...
C'est d'un pas presque guilleret que l'on se rend à la première projection de presse française Des Serpents dans l'avion ce mercredi 23 août, persuadé d'avoir le monopole de l'amour des films stupides et gravement barrés, en se répétant que de toute manière on sera tout seul dans la salle, loin des despotes du bon goût et de la bienséance. On vit donc la fin de l'été en beauté, comme un sale gosse, à qui il ne manquerait que des pop corn Baff. Des conditions de rêve en somme, pour un machin délibérément crétin qui, à notre grand étonnement fait pratiquement salle comble. Pas nécessairement une grande salle, mais un vrai groupe d'érudits qui ont juste besoin d'avaler quelques couleuvres – ça tombe bien - comme une boite d'aspegics parfumés au Malabar avant de se remettre sur les rails pour 10 mois de labeur. C'est ce qu'a toujours promis le réalisateur, et c'est qu'il arrive à nous offrir, mais partiellement seulement …

DES SERPENTS DANS L'AVION
Un film de David R. Ellis
Avec Samuel Jackson, Julianna Margulies, Nathan Phillips, Elsa Pataky
Durée : 1h41
Sortie le 30 août 2006

Parce qu'il a aperçu une famille de mafieux en train de massacrer un procureur à coups de batte de baseball, un témoin essentiel fait l'objet d'une escorte particulière sur un vol régulier joignant Hawaï à Los Angeles. Pendant que ce dernier et l'agent du FBI Neville Flynn se pavanent en première classe, une horde de reptiles dopés aux phéromones par le criminel s'apprêtent à envahir le compartiment des passagers, au niveau inférieur, dans le but de faire s'écraser l'appareil.


On a appris à vraiment bien apprécier David R. Ellis. Non pas que le bonhomme fasse preuve d'un exceptionnel talent, mais plutôt parce qu'il s'attaque courageusement et avec humilité à quelques projets casse-gueule en parvenant à les façonner en passe-temps honnêtes. S'il a su rendre assez rigolo Cellular au lieu d'en faire le thriller définitivement bidon auquel il était destiné, le réalisateur est en revanche parvenu avec Destination Finale 2 à surpasser sans encombre le premier film, et surtout à nous offrir un surprenant jeu de massacre plus délirant qu'effrayant mais constamment récréatif. Alors pas de doute, Des Serpents dans l'avion et son pitch qui se résume dans son propre titre étaient effectivement faits pour cet homme qui trouve ici l'occasion idéale d'élever temporairement la communauté des nanars contaminés aux 80's à un certain degré de prestige.


Et l'affaire s'entamerait presque plutôt bien. Après une expédition en règle du prétexte du scénario - avec des méchants chinois pas gentils, on arrive presque trop longuement à ce qui nous intéresse ici. A savoir l'avion ! Premier désamorçage qui nous propose une pléthore de personnages aussi cons les uns que les autres, tout droit sortis de Porky's pour les uns (les passagers) puisque la moitié fornique où elle peut, entraînée par des hôtesses de l'air pas farouches, ou de Y'a-t-il un pilote dans l'avion pour les autres (l'équipage) fanfaronnant dans tous les coins lors des consignes de sécurité virant ici dans la parodie pure et dure avec ambiguïté sexuelle à gogo. Des Serpents dans l'avion a donc bel et bien décidé de déconner à plein tube, annonçant ses futures séquences "Gremlins" – à qui il emprunte d'ailleurs une séquence de micro-ondes - comme démentielles.


La bonne nouvelle, c'est que la première attaque des bestioles répond à nos attentes en virant dans le burlesque parfois gore où, dans la panique générale, tout le monde se grimpe dessus, sacrifie le chihuahua de sa voisine, hurle, tape, pleure, enjambe les cadavres gonflants déjà sous le poison, ou piétine un malheureux quand ce dernier ne se fait pas perforer le crâne par un talon aiguille bien aiguisé. Les petits mignons eux, s'éclatent, mordent, crachent du venin et s'engouffrent là où ils peuvent dès lors qu'un orifice bien accueillant accepte de les laisser passer. Gras, le film d'Ellis l'est assurément et pousse son délire jusqu'à proposer des séquences de "premiers secours" où les vieux cochons font la queue pour se faire aspirer le venin par la jolie infirmière de bord. Mais ses véritables qualités récréatives s'arrêteront là.


Car à force de trop vouloir jumeler la grosse déconne tendance nanar volontaire et le film à gros budget bourré d'effets spéciaux, Des Serpents dans l'avion fini par choisir son camp. Il s'oriente alors vers le film catastrophe tendance "survivor" dont le but des passagers sera de trouver un moyen de poser l'appareil au sol alors que la cabine de pilotage grouille de reptiles qui y font leurs nids. Devenant dans sa seconde partie un thriller horrifique sans surprise, et s'engourdissant en plus dans une intrigue au sol dont personne n'a rien a faire, Des Serpents dans l'avion s'éloigne peu à peu d'un potache pourtant bien alléchant et gaspille ses nombreux potentiels à chaque minute pour préférer un atterrissage spectaculaire. Dommage, l'anaconda maousse costaud qui se trémousse un peu partout n'aura pas l'occasion par conséquent d'intervenir autant qu'il aurait pu, ou dû.


Parce que la rentrée approche à pas de géant, qu'elle ne va pas être simple pour tout le monde, et en attendant Des Rats dans l'avion ! Amenez-nous des serpents !! (On a le droit de rêver, non ?) on se laisse passivement réjouir par une telle entreprise, arborant dans toute sa quintessence la crétinerie qu'on peut être en droit de réclamer, mais en regrettant néanmoins qu'un échelon de folie supplémentaire n'ai pas été franchis. Ne jamais se prendre le chou est une grande leçon que David R. Ellis semble avoir retenu tout au long de sa filmographie et gageons qu'il ne sortira pas de ce joyeux rang pour totalement se lâcher dans sa prochaine aventure. Parce que mine de rien, on tient peut-être là le nouveau Mark Lester…

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  • serpents_avion_haut
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    Tout Sur Des Serpents Dans L'avion En Dvd24 octobre 2007 - 10 commentaires

    On a appris à vraiment bien apprécier David R. Ellis. Non pas que le bonhomme fasse preuve d'un exceptionnel talent, mais plutôt parce qu'il s'attaque courageusement et avec humilité à quelques ...

Le verdict des internautes

Total des votes : 6

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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hollis_mason 18/11/2009 à 12h35
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