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Destination Finale 3

La critique d'Excessif

3/5
destinfinale3aff L'HISTOIRE : Mais oui, mais oui, l'école est finie ! Wendy et ses amis décident de fêter la fin du cursus scolaire en allant au Luna Park local, afin d'y passer un chaleureux moment entre potes, avant de plonger dans le monde du travail. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'en profiteront pas, puisque le seul plongeon qu'ils feront sera celui des wagonnets ayant déraillé du grand huit, à bord duquel ils sont presque tous montés. Wendy, qui avait étrangement pressenti l'accident, ainsi que quelques uns de ses compagnons perturbés par sa prémonition échappent au grand huit fatidique. Mais à bien y réfléchir, ils auraient tous dû y aller, puisque la mort et sa méthodologie appliquée n'épargnera personne et rattrapera ceux qui lui ont échappé avec sauvagerie...
Et c'est reparti pour un tour… de manège ! Rien de tel qu'un grand huit pour symboliser ce cinéma roller-coster, auquel les créateurs de Destination Finale se vouent corps et âme. Un cinéma qui a explosé avec succès dans un deuxième film délirant et jubilatoire. Après un premier épisode mou du genou, malgré son original postulat et ses bonnes intentions, on s’est laissé happer par le spectaculaire et onéreux carambolage de la suite, qui imposait, sans sourciller, un extravagant sadisme en débitant en petits morceaux ses protagonistes pendant, et surtout après, la dite séquence. Un charcutage en règle assez surprenant, compte tenu du public auquel il s'adressait (celui chloroformé par Scream et ses ersatz). Aux vues de ces deux premiers opus, on imaginait assez mal un troisième volume aussi délirant. En partie seulement, car si la folie générale s’impose avec force, faisant même de l'ombre à la mort, l’ensemble manque d’effets de surprise.

DESTINATION FINALE 3
Un film de James Wong
Avec Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman, Kris Lemche, Texas Battle
Durée : 1h40
Sortie : 22 mars 2006

Mais oui, mais oui, l'école est finie ! Wendy et ses amis décident de fêter la fin du cursus scolaire en allant au Luna Park local, afin d’y passer un chaleureux moment entre potes, avant de plonger dans le monde du travail. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'en profiteront pas, puisque le seul plongeon qu'ils feront sera celui des wagonnets ayant déraillé du grand huit, à bord duquel ils sont presque tous montés. Wendy, qui avait étrangement pressenti l'accident, ainsi que quelques uns de ses compagnons perturbés par sa prémonition échappent au grand huit fatidique. Mais à bien y réfléchir, ils auraient tous dû y aller, puisque la mort et sa méthodologie appliquée n’épargnera personne et rattrapera ceux qui lui ont échappé avec sauvagerie.


On ne prend pas les mêmes, ils sont tous morts, mais on recommence en suivant l'exacte recette de la prémonition, de l'accident évité et du survival abstrait, où le danger peut surgir de n'importe où, rendant ainsi un pot de fleur ou une nouille froide presque aussi menaçants qu'un couteau de boucher. Ce n’est guère original, mais les auteurs ne cherchent pas à l’être et se contentent, au de l’auto-plagiat, de faire fructifier intelligemment les recettes de leur mortelle franchise. Il y a fort à parier que les épisodes 4, 5, 6 et 12 utiliseront les mêmes bases, les mêmes ficelles, et ne reposeront que sur la mise en scène hypertrophiée des accidents guidés par le destin… Après tout, pourquoi pas, puisque, comme toute série B horrifique, Destination Finale 3 respecte ses intentions de départ : Un divertissement démesuré mais jouissif.


Il n’est pas question d’aborder ce film avec sérieux, ni d’aller le voir pour frémir, il n’est pas en effet ici question de thriller. Pourtant l’image oppressante de la mort reste présente et nous titille pendant et après le visionnage puisque l'angoisse primale est judicieusement représentée (phobie des avions dans le premier film, accident de la route dans le second, et appréhension des manèges à sensations ici) avec un grand guignol désamorçant toute peur. Le propos est simple et reste invariable : il s’axe sur le peu de chose que nous sommes et a quel point notre vie ne tient qu’à un fil. Nous-mêmes, spectateurs, ne sommes pas à l'abri de passer sous un camion en sortant de la projection. On en ri, certes, mais jaune... Ca c'est le premier effet Destination Finale.
Le second, autrement plus poilant réside bien évidemment dans le massacre organisé au sein des survivants de l'accident. Chacun périt de manière absurde avec à chaque fois une petite pointe de sadisme - comme iront jusqu'à le reconnaître les personnages eux-mêmes après avoir reçu une version mixé de l'un de leurs amis en plein visage.


Pourtant on a eu peur puisque le pari n'était vraiment pas gagné. Disons le clairement : le fameux déraillement au début du film n'est définitivement pas à la hauteur de nos attentes. Noyée sous les trucages parfois très réussis, et parfois moins (le vrai souci du film, le gore numérique), la séquence choc n'aura de choquante que son grand nombre de chutes hors champs et de son potentiel non utilisé - même si la meilleure idée réside dans le dysfonctionnement des harnais de sécurité envoyant valdinguer ceux qui ne s'accrochent pas vraiment. Joug de la censure, ou malice de la mise en scène pour rendre plus hardcore encore tout ce qui suivra, l'autre effet Destination finale fonctionne au poil. Donc joie.


Si les novices risquent de rester bouche bée devant un tel degré de cruauté, les amateurs de la série en auront en revanche pour leur argent puisque le délire visuel est total. Non contents de menacer ces jeunes gens avec les ustensiles les plus fous (pistolets à clous, ventilateurs, boulets de canon, sabres de sultan et même un cheval) les scénaristes poussent le vice dans l'art de monter en épingle les situations les plus abracadabrantesques qui soient où les coïncidences se succèdent comme une rangée de dominos lancés à pleine allure faisant, exemple parmi tant d'autres, de la mort des deux premières victimes une séquence d'anthologie.
On ne compte donc plus les objets qui glissent, les verres d'eau renversés près des prises de courant et autres freins qui lâchent au service de séquences qui gagnent en fun ce qu'elles perdent en surprise. Un second degré définitivement essentiel empêchant le genre de s'effondrer sur lui-même mais qui permet également de tordre le cou aux pires clichés du cinéma pour ado : ses savoureuses pimbêches "Je suis plus belle que toi et je te snobe" feraient passer Paris Hilton pour une proche de Bernard Pivot ainsi que des mâles en rut peuplant une salle de sport et dont l'excès d'hormones gicle jusque sur l'écran. Assurément l'autre scène mémorable de l'affaire qui justifie le déplacement.


Alors, après s’être essuyé le coin de l'œil – car l'on ri parfois aux larmes – on aurait sans problème salué l'ensemble de l'entreprise si cette dernière ne s'affadissait pas dans sa dernière bobine. Malheureusement, toujours fidèle aux deux premiers films, Destination Finale 3 ne sait pas vraiment comment conclure. Un vrai souci qui refroidi forcément nos ardeurs, et pointe bien plus encore du doigt toute la faiblesse scénaristique du script. Pourtant, c'est le cœur léger que l'on en restera aux bons souvenirs des moments de folie du film de James Wong qui, sans atteindre l'énormité du deuxième épisode, parvient à proposer un produit nettement plus divertissant que son premier essai, moins complexé et moins prétentieux. Si comme nous vous en tenez une couche et qu'en plus vous aimez ça, réservez déjà votre ticket…

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Le verdict des internautes

Total des votes : 10

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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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