La critique d'Excessif

1/5
thefinaldestination_vign23 L'HISTOIRE : Alors que cela devait être une journée de fun aux courses de stock-cars, Nick O'Bannon a une horrible prémonition et voit se produire un monstrueux accident entre plusieurs voitures qui se répercute jusque dans les gradins, les tuant lui et ses amis. Paniqué, il les entraîne à l'extérieur quand sa vision devient une dramatique réalité. Sauvés de peu, ils pensent avoir échappé au pire mais sont encore loin du compte puisque la Mort, plus tenace que jamais, s'est lancée à leurs trousses et usera de tous les moyens possibles pour récupérer les vies qui auraient dû être siennes...
Le réalisateur a oublié de travailler son scénario et la profondeur psychologique de ses personnages.
Pour ce quatrième opus qui fleure bon le nanar en puissance, les producteurs nous sortent le grand jeu à coup de promotion racoleuse. Ils prônent une utilisation de la 3D renversante au point de faire mordre la poussière aux productions horrifiques concurrentes. Hélas, tout comme Scar 3D ou Meurtre à la Saint-Valentin 3D, cette énième déclinaison de la franchise Destination Finale travaille uniquement la forme au détriment du fond, si bien que le spectateur est si rarement impliqué dans le film qu'il finit par s'ennuyer ferme. Pire, pour un film qui se veut en 3D, la mise en scène est étonnamment plate, souffrant d'effets spéciaux numériques d'un autre temps. La troisième dimension n'est jamais utilisée à bon escient, que cela soit dans les séquences spectaculaires ou dans les moments intimes et dramatiques. La fable de La Fontaine sur la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf nous met en garde contre l'orgueil et la vanité. Un vieil adage que les nombreux réalisateurs et producteurs opportunistes devraient méditer, ne voyant dans l'exploitation de la 3D qu'une manne financière non négligeable. On attend de pied ferme que Cameron avec son Avatar mette enfin les points sur les "i" dans un paradigme cinématographique qui exploite la 3D sans âme et sans la moindre ambition artistique.

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La franchise des Destination Finale n'a foncièrement jamais brillé ni par son originalité, ni pas un renouvellement du genre, s'évertuant (avec plus ou moins d'efficacité) à reprendre les ingrédients que le premier opus mettait en place. On peut tout de même souligner l'ingéniosité du second film qui mariait idéalement les séquences spectaculaires aux mises à mort machiavéliques avec un esprit fun et débridé diablement prenant. Hélas, avec ce quatrième chapitre, Destination Finale 4 tombe dans un conformisme vulgaire et reprend avec une exactitude indécente la trame narrative des films précédents. En apparence, il se veut avant tout fun, sans profondeur et généreux en séquences d'action qui en mettent plein les yeux.

Cependant, le cahier des charges est loin d'être rempli. Le réalisateur a tout misé sur l'effet 3D en oubliant totalement de travailler son scénario, la profondeur psychologique de ses personnages et même l'atmosphère générale du film. On a l'impression d'assister à un film fait par des gamins de 10 ans. Dépourvu de la moindre tension dramatique Destination Finale 4 cherche uniquement les effets visuels spectaculaires. L'humour bas du front aligne les stéréotypes de ce genre de production sans la moindre finesse, ni pertinence. Toujours très politiquement correctes, les situations qui se veulent "gonzos" et décalées, sont au final, lisses et sans âmes. La construction scénaristique a tendance à se moquer littéralement du public au point de tourner en roue libre, si bien que les morts s'enchaînent sans que l'on s'implique ni ne ressente quoi que ce soit.

 


Et la 3D dans tout cela ! Elle fait pâle figure. Tout d'abord, et c'est le plus regrettable, le film est pourvu de CGI de piètre qualité. Autant Scar 3D arrivait à nous faire ressentir les textures craspecs des séquences gores, autant Destination Finale 4 n'arrive jamais à nous faire ressentir le moindre dégoût. Les textures, la dynamique et la physicalité de l'eau, du feu, du sang et des tripes ne sont jamais réalistes ni palpables. La faute à des images de synthèses très peu réalistes.
Pire, les séquences spectaculaires sont plombées par un manque flagrant de soin dans le rendu des effets numériques et dans leur mise en scène, si bien que l'effondrement du gradin dans le stade de Nascar ou bien celui de l'escalier mécanique dans le supermarché, sonnent cruellement faux. On se croirait dans une production dirigée par Uwe Boll, c'est dire !

Mag : plus d'actu sur Destination finale 4

Le verdict des internautes

Total des votes : 36

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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l0iic28 01/03/2010 à 09h29
skyliiine 22/11/2009 à 15h35
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