L'HISTOIRE : Alors que cela devait être une journée de fun aux courses de stock-cars, Nick O'Bannon a une horrible prémonition et voit se produire un monstrueux accident entre plusieurs voitures qui se répercute jusque dans les gradins, les tuant lui et ses amis. Paniqué, il les entraîne à l'extérieur quand sa vision devient une dramatique réalité. Sauvés de peu, ils pensent avoir échappé au pire mais sont encore loin du compte puisque la Mort, plus tenace que jamais, s'est lancée à leurs trousses et usera de tous les moyens possibles pour récupérer les vies qui auraient dû être siennes...
Le réalisateur a oublié de travailler son scénario et la profondeur psychologique de ses personnages.

La franchise des Destination Finale n'a foncièrement jamais brillé ni par son originalité, ni pas un renouvellement du genre, s'évertuant (avec plus ou moins d'efficacité) à reprendre les ingrédients que le premier opus mettait en place. On peut tout de même souligner l'ingéniosité du second film qui mariait idéalement les séquences spectaculaires aux mises à mort machiavéliques avec un esprit fun et débridé diablement prenant. Hélas, avec ce quatrième chapitre, Destination Finale 4 tombe dans un conformisme vulgaire et reprend avec une exactitude indécente la trame narrative des films précédents. En apparence, il se veut avant tout fun, sans profondeur et généreux en séquences d'action qui en mettent plein les yeux.
Cependant, le cahier des charges est loin d'être rempli. Le réalisateur a tout misé sur l'effet 3D en oubliant totalement de travailler son scénario, la profondeur psychologique de ses personnages et même l'atmosphère générale du film. On a l'impression d'assister à un film fait par des gamins de 10 ans. Dépourvu de la moindre tension dramatique Destination Finale 4 cherche uniquement les effets visuels spectaculaires. L'humour bas du front aligne les stéréotypes de ce genre de production sans la moindre finesse, ni pertinence. Toujours très politiquement correctes, les situations qui se veulent "gonzos" et décalées, sont au final, lisses et sans âmes. La construction scénaristique a tendance à se moquer littéralement du public au point de tourner en roue libre, si bien que les morts s'enchaînent sans que l'on s'implique ni ne ressente quoi que ce soit.
Le mois d'août 2009 au cinéma nous réservait une a priori une bien belle cuvée vu les titres proposés : Inglourious Basterds, Un Prophète ou Numéro 9...