La critique d'Excessif

1/5
Affiche du film Dos au mur L'HISTOIRE : Ancien flic condamné à la prison pour un vol dont il se dit innocent, Nick Cassidy a réussi à s'évader. Dans un célèbre hôtel de New York, il monte jusqu'à l'un des derniers étages et enjambe la fenêtre. Le voilà dehors, sur la corniche, au bord du vide... Lydia Mercer, négociatrice de la police, est chargée d'essayer de le convaincre de ne pas sauter. Plus la jeune femme tente de dénouer cette situation périlleuse, plus elle prend conscience que Cassidy pourrait bien avoir un autre objectif... Son geste a peut-être un rapport avec le mystérieux projet sur lequel travaille son frère. Pendant que l'ex-flic est au bord du vide et attire l'attention de toute la ville, beaucoup de choses se trament et trop de gens semblent s'intéresser à son cas. Les pièces du puzzle vont se révéler peu à peu, au risque de faire tomber beaucoup plus qu'un seul homme...
Un thriller aussi mou et fade que Sam Worthington...

Sam Worthington dans un rôle sérieux, c'est devenu une blague récurrente à Hollywood. La dernière en date, Dos au mur, est le premier long métrage de fiction d'Asger Leth, jusqu'ici connu pour son documentaire sur Haïti, Ghosts of Cité Soleil, ainsi que pour avoir participé au projet Five Obstructions de son père Jørgen Leth et Lars Von Trier. Avec un casting à priori solide, Sam Worthington mis à part, et le scénariste d'obscurs téléfilms, Dos au mur ne promettait rien et tient donc ses promesses.

 

Dos au mur de Asger Leth

Sans grande originalité, en recyclant jusqu'à l'épuisement sa seule idée de mise en scène censée donner l'illusion de vertige, Asger Leth sauve comme il peut les meubles d'un scénario en tous points indigents. Dos au mur tient la route pendant son premier quart d'heure en se focalisant sur cet homme prêt à mourir pour ensuite lorgner vers une figure de thriller extrêmement classique. Ce huis clos à ciel ouvert façon Phone Game, à la durée excessive, ambitionne de titiller des merveilles de film de casse telles que Thomas Crane ou Inside Man. Intention louable s'il n'y avait pas ce récit d'une bêtise rare, multipliant les incohérences et retournements de situation grotesques, ces performances de seconds rôles en plein cabotinage, cet acteur principal transparent et un manque de rythme qui ne font qu'enfoncer Dos au mur dans les limbes du thriller paresseux et déjà has been. Au suivant.

 

Nicolas GILLI

Mag : plus d'actu sur Dos au mur

Le verdict des internautes

Total des votes : 11

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

logAudience