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Echo

La critique d'Excessif

3/5
echo.jpg L'HISTOIRE : Un policier divorcé, qui vient de perdre la garde de son fils de six ans, s’enfuit avec lui dans une maison isolée. Cet enlèvement qui cache un acte d’amour désespéré va bouleverser le lieu désert, en apparence si calme et en réalité si dangereux.
Suspendu entre le paradis et l'enfer.

On avait découvert ce cinéaste Danois avec Princesse, un mélange expérimental d’animation traditionnelle et de prises de vue réelles produit par Zentropa (la boîte de Lars Von Trier). A l’époque, c’était une astuce pour représenter des événements impossibles, suggérer la pédophilie ou montrer une enfant qui fracasse le crâne d’un homme avec un pied-de-biche. Quentin Tarantino avait opéré la même démarche dans Kill Bill où le parcours d’O Ren Ishii (Lucy Liu) était réalisé par le studio d’animation japonais Production I. G. La profusion de thèmes sulfureux (la pornographie, l’esclavagisme moderne) fonctionnait comme une envie de trouver de la lumière dans un enfer. Un peu moins excessif au niveau de la forme – ce qu’il annonce dès le plan d’ouverture –, Morgenthaler situe sa nouvelle intrigue dans des limbes : un policier divorcé, qui vient de perdre la garde de son fils, s’enfuit avec lui dans une maison isolée et bouleverse un environnement en apparence calme et en réalité dangereux.

 


Suspendu entre le paradis et l’enfer, ce film-purgatoire (ce qui peut se traduire par film-mental) s’aventure quelque part entre Paperhouse, de Bernard Rose (1988) et L'été où j'ai grandi (Gabriele Salvatores, 2003) en confrontant à la réalité un enfant réfugié dans ses peurs et ses fantasmes imaginaires. Malgré quelques faiblesses narratives, Echo évolue sur un fil ténu, parcouru de bout en bout par une indicible mélancolie. La photo, simple et lumineuse comme de l'aquarelle, s'attache autant à la vérité des personnages qu'à la beauté des paysages.

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