La critique d'Excessif

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Affiche du film Fame (2009) L'HISTOIRE :

Dans l'atmosphère électrique de la très prestigieuse High School of Performing

Arts de New York, danseurs, chanteurs et comédiens affrontent quatre ans durant

tous les challenges d'un environnement ultra compétitif. Chacun se voit offrir la

chance d'accomplir son rêve... à condition d'être doué, de faire preuve d'un

engagement absolu et de travailler sans jamais faiblir.

Parallèlement aux exigences de l'apprentissage, chacun doit affronter ses

doutes, et vivre tout ce qui fait la vie à cet âge : les amitiés, les premières amours et

la découverte de ses propres limites.

Alors que chacun lutte pour atteindre la lumière des projecteurs, tous vont

découvrir qui, parmi eux, a suffisamment de talent et de discipline pour connaître
vraiment la gloire...

La Star Ac sur grand écran, ça vous branche ?
Honnêtement, nous y avons cru un instant à ce remake de Fame... MGM nous avait bluffé avec son reboot de la franchise James Bond il ya maintenant quatre ans et le studio se devait de redorer son blason avec un film aussi fédérateur et novateur que l’original d’Alan Parker aux ambitions toutes transpirantes. Car depuis 1980, le film a fait des petits et a inspiré séries, longs-métrages ou même émissions télévisées désormais incontournables... La célébrité n’allant plus systématiquement de pair avec le talent à l’heure, où chacun peut connaître son heure de gloire pour une vidéo postée sur le net, Fame se devait d’être une piqûre de rappel à tous ceux qui pensent que le succès s’obtient sans travail. A l’instar du film réalisé il y a trente ans, qui montrait la formation éreintante des artistes « complets » qui peuplent Broadway et Hollywood, Fame version 2009 tente lui aussi de nous montrer l’envers du décor... Sans succès.


Les jeunes générations rêvent de paillettes, de tapis rouge, de public en furie... elles rêvent de gloire et aujourd’hui, le fantasme est accessible à tous. Le film d’Alan Parker remettait les pendules à l’heure. Le talent est souvent inné mais il se travaille, se forge, s’affûte pour devenir unique et enfin exploser aux yeux du monde entier... Fame sort la même année qu’All That Jazz de Bob Fosse, en 1980, et les parallèles sont nombreux entre les deux films. On y trouve le même entrain, la même fougue, mais également les même souffrances vécues par des artistes en herbe ou confirmés. Elèves ou professeurs, danseurs et chorégraphes, vivent dans le doute constant de ne plus pouvoir vivre de leur art... Il y a cette humilité mais également cette innocence, celle de croire que du jour au lendemain, tout peut changer. Les deux films sentent la transpiration, les murs dégoulinent, les artistes suent, les larmes essuient les échecs, les comédiens souffrent, les blessures s’ouvrent et se referment, l’amour et le sexe y sont des réconforts indispensables. En 2009, l’école de Performing Arts de New York dépeinte dans Fame ressemble fortement au château de la Star Academy... Les élèves brillent plus par leur dentition parfaite que par leur talent, les efforts fournis sont minimes, les résultats pathétiques et les « déviants » n’y sont pas souvent les bienvenus.

 


Et pourtant, le film démarre plutôt bien. Le logo, tout branlant, constitué d’ampoules luisantes, prêtes à griller, montre bien que le feu des projecteurs n’a jamais semblé aussi dangereux et éphémère. Baignant dans une superbe lumière, l’école est un univers clos, imperméable au monde extérieur et seuls quelques rayons de soleil poussiéreux traversent les vitres couvertes de crasse... L’école a bien vieilli et nous ne sommes pas dans l’univers clinquant de MTV mais plutôt dans une sphère surannée et vétuste, allant à l’encontre des modes et nourrissant son propre mythe. L’archaïsme du propos (il faut travailler dur pour mériter sa réussite) se reflète dans l’environnement... Les auditions, anecdotiques, nous présentent les jeunes premiers que nous allons suivre durant quatre ans. Effectivement, il y a du potentiel, mais il y a du boulot.

Ainsi, confiant, on se surprend à penser que ce Fame a fait correctement les choses et que les étincelles vont jaillir au fil du film, que des ailes vont brûler mais que la triste réalité aura raison de ces ambitieux. La première année (premier quart d’heure du film) confirme cette impression et, comble de la satisfaction, le réalisateur Kevin Tancharoen fait preuve d’un véritable talent pour filmer les séquences chantées et dansées. Ainsi, le morceau de bravoure incontournable du "bœuf" dans la cantine, s’avère être assez jouissif... Un rythme progressif, une mélodie qui se greffe, le vieil ampli trouvé dans le débarras qui crache un nuage de poussière, un pied qui bat la mesure, des claquettes et des rappeurs. Les genres se mélangent et le plaisir est là. Privilégiant les plans larges pour donner aux mouvements toute leur ampleur, n’abusant jamais du ralenti -dont il fait parfois une utilisation spectaculaire-, le réalisateur promet un bon travail... Même si quelque chose commence à clocher. Il manque des fortes têtes, des artistes, des vrais... des gueules.

 


Et c’est terminé ! Plus rien n’est à sauver par la suite. Fame s’embarque dans une série de scènes sans intérêt où le mielleux se mêle au sucré, où les comédiens, lisses, beaux et propres récitent bêtement leur texte. Les chansons font fuir par leurs paroles aussi lourdes que soporifiques, les cours ne témoignent jamais de la difficulté de la formation, les talents n’explosent jamais, on reste concentré sur des personnages sans relief... bref, un échec total. Dans Fame, en 2009, on ne transpire pas, on ne pleure pas, on ne se blesse pas, on n’embrasse pas, on ne baise pas... Les êtres n’ont plus de corps, ils sont asexués et pré-pubères là où toute leur fougue devrait s’enflammer. Et ce formatage, destiné à être apprécié par les parents des gentilles ados, semble presque moins subversif qu’un High School Musical (c’est dire). En éludant complètement la question de la sexualité, du besoin d’amour constant, de la souffrance intérieure d’un artiste naissant, le film oublie l’essentiel. Et ce Fame ne ressemble à rien... Dénué de toute personnalité, il finit par être un pur produit de consommation, ne remettant jamais en question son contenu et faisant l’apologie de personnes sans talent ni relief. Un comble.

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Le verdict des internautes

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Les notes des internautes

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    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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