La critique d'Excessif

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ghost_rider_vign23 L'HISTOIRE : Johnny Blaze, cascadeur à moto, pactise avec Mephistopheles afin de sauver son père. Il doit ainsi quitter l'amour de sa vie, Roxanne Simpson, pour vivre une vie d'errance. Des années plus tard, son engagement prend forme et il devient le Ghost Rider. Il a pour mission de tuer Blackheart, le fils du diable qui veut prendre la place de son père.
De temps à autre, une idée surgit des brainstormings intensifs des rédactions croisées de Dvdrama et d’Excessif : il s’agit d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire qui aura lieu le jeudi et qui permettra à nos lecteurs de réagir à chaud sur les films sortis durant la semaine. Le jour d’après permettra ainsi d’avoir un panorama d’avis divers sur l’actualité cinéma brûlante et sera intégralement rédigé par nos lecteurs excessifs. Pour participer, il suffit d’aller voir un film le jour de sa sortie et d'envoyer un mail à laurent.tity@dvdrama.com ou de poster simplement son avis chiffré sur les forums des critiques cinéma. On attend avec impatience vos écrits à partir de mercredi prochain.

GHOST RIDER

nrv

Ghost Rider et la cool attitude débile

Précédé d'une réputation catastrophique, c'est avec méfiance que je me rendais dans la salle qui projetait Ghost Rider. Oui, la bande-annonce était à chier. Oui, les effets spéciaux étaient à chier. Oui, la coupe de cheveux de Nicolas Cage était à chier. Et pourtant, une sorte de curiosité masochiste, la même qui me fait parfois louer un film de Brett Ratner, m'a entraîné devant le nouveau film de Mark Steven Johnson, qui avait déjà commis le "pas si pourri mais un peu quand même" Daredevil. Il ne faut pas plus de quelques minutes pour comprendre vers quelle catastrophe on se dirige : après un logo Marvel lourdingue ("oh on va insérer des images du Ghost Rider. Peut-être que certains verront le clin d'oeil !"), la musique elle aussi lourdingue et les plans poseurs et caricaturaux s'enchaînent. "Voici Ghost Rider, le héros le plus cool qui soit" nous dit un plan, "Ghost Rider a vraiment eu une enfance malheureuse" nous dit un autre, "Ghost Rider est vraiment énervé, d'ailleurs Nicolas Cage fronce les sourcils et montre les méchants du doigt dans le même travelling !!" nous dit un troisième. Ok les mecs, on nage en pleine finesse. Si encore le film enchaînait naïvement ces lourdeurs au profit d'une action débridée et de concepts funs, pourquoi pas. On accepterait alors le piège de la salle de cinéma en éteignant notre cerveau et on savourerait un film bourrin valant bien notre cornet de pop-corn. C'était la recette bien efficace du Punisher par exemple, même si dans ce cas les relents réacs du scénario dérangeaient dans leur sommeil quelques uns de nos neurones. Mais non, Ghost Rider est un film pensé, écrit, filmé, monté et au final chié par des mecs persuadés que montrer un biker à tête de crâne enflammée est suffisamment tripant pour justifier le prix d'une place de cinéma. Qu'importe alors que l'histoire soit non seulement prémachée mais en plus mal racontée, qu'importe que les acteurs soient insipides, qu'importe que les plans iconiques soient parfaitement gratuits et sans âme... qu'importe donc de prendre le spectateur pour un débile puisqu'il l'a son biker en feu à l'écran. C'est à partir de cette attitude de décérébré et de non-respect du cinéma et de ses spectateurs qu'est construit Ghost Rider. Le résultat est ce qu'il est : insupportable, chiant à crever et même pas drôle. On rangerait bien cet ersatz de film de super-héros aux côtés des pires superproductions Roger Corman si l'argent étalé et les affreux effets spéciaux n'étaient pas là pour gâcher l'aspect quand même passionné de la chose. Mais non, Ghost Rider semble avoir été tourné par un ordinateur, enchaînant de vagues réflexes parkinsoniens de cinéma. Bref c'est une bouzasse sans nom, je n'ai tenu qu'1h10. J'ai ressenti exactement la même déception que quand je louais des K7 à l'époque, sans connaître le film, juste parce que la jaquette et le synopsis avaient l'air super sympas, que j'aimais bien l'acteur principal, et que finalement le film était terriblement nul. Affreux !

1/10



Critikman

Ghost Rider est une sombre bouse

Encore bien plus mauvais que Daredevil, c'est pour dire. Aucune profondeur des personnages, aucun scénario, aucun sentiment... Même la sublime Eva Mendès est ici reléguée au dernier rang, mal filmée, on dirait une petite dinde grassouillette qui transpire comme un veau ! Je ne vois pas par quel miracle on peut trouver du bon dans ce film raté. Cage est ridicule avec sa moumoute et son lifting, il ressemble à un gamin de dix ans. Quant à ses mimiques, no comment, il est allé les puiser dans Face/off. Oui la moto est belle quand elle crache les flammes, c'est tout.

2/10

  • La Critique


    BUG

    Locktal

    Une oeuvre magistrale, sidérante, qui est l'un des films les plus aboutis de Friedkin...

    Après l'excellent Traqué, William Friedkin réalise avec Bug l'un des ses films les plus impressionnants.
    Ce nouveau film du cinéaste est sans aucun doute l'un des sommets, tout en démontrant que Friedkin n'a rien perdu de sa hargne et de son ambiguité. A plus de 70 ans, Friedkin enterre d'un coup tous ces thrillers US vains et sans surprise et donne une véritable leçon de mise en scène (des petits malins tels que Fincher ou Nolan devraient s'en inspirer) dans un film étourdissant et complètement paranoïaque.
    Le spectateur se retrouve entraîné sans crier gare dans la spirale de la folie radicale qui guette et contamine progressivement Agnès (magistralement interprétée par une Ashley Judd impressionnante), et se retrouve face à un film dans lequel il perd tout repère.
    Commencé comme une sorte de love-story entre deux êtres marginalisés (une jeune serveuse esseulée qui a perdu son enfant et un homme qui dit être un ancien soldat de la guerre du Golfe), Bug oppresse constamment le spectateur et l'oblige à regarder la lente dégradation de ce couple se renfermant de plus en plus sur lui-même (on pense parfois au magnifique Le septième continent de Michael Haneke).
    La paranoïa finit par contaminer tout le monde et entraîne le spectateur dans un finale d'une extrême radicalité et pourtant d'une sorte de logique absolument imparable, qui le laisse au bord du gouffre, dans une quasi-hallucination.
    Bug est un film clinique et froid, agressif et d'un humour grinçant, qui pointe du doigt la politique de la peur née aux Etats-Unis et les ravages qu'elle peut provoquer.
    Le film, étrange et totalement imprévisible, se déroule quasiment entièrement dans une chambre du début à la fin, face à des vues d'ensemble menaçantes et met le spectateur très mal à l'aise, au fur et à mesure de sa progression. Bien évidemment, ces fameux bugs (insectes) n'apparaissent jamais dans le plan mais sont pourtant omniprésents, entraînant le couple vers une folie de plus en plus furieuse et apocalyptique. Le dernier plan fait froid dans le dos, mais la fin de Bug, et c'est cela qui fait toute la force du film de Friedkin, peut aussi marquer une renaissance, une mutation.
    Bref, Bug est une oeuvre radicale et sidérante, d'une force impressionnante, magnifiquement interprété par Ashley Judd (pourquoi cette belle et talentueuse actrice, très sous-estimée, n'est-elle pas nommée aux Oscars ??) et Michael Shannon qui est une vraie révélation, constamment inquiétant.
    Furieux, sans concession et visuellement très travaillé, hallucinatoire, c'est sans aucun doute l'un des tous meilleurs films de Friedkin qui signe ici, à plus de 70 ans, une oeuvre remarquable qui agresse littéralement le spectateur et finit par le rendre paranoïaque. Un étrange parfum s'en dégage, qui trotte encore dans la tête du spectateur après la vision du film.

    10/10

  • La Critique



    NUE PROPRIETE

    Reznik

    Du fait-maison

    Babel étant deprogrammé,je me suis rabattu au dernier moment sur Nue propriété (d'un extrême à l'autre)... et je ne pense pas avoir perdu au change. Ce film est une petite pépite, taillée à la main et avec passion. Le jeune réalisateur belge montre des situations apparemment banales mais à travers lesquelles il explore en réalité de nombreuses thématiques qui s'entremêlent.
    Le résultat est impressionant, grâce à la fois à la discrétion de la mise en scène (beaucoup de plan-séquences,fixes le plus souvent) et à la fièvre qui anime les comédiens. Aucun effet (visuel ou sonore) ne vient appuyer ou parasiter leur jeu, incroyable de sobriété et d'intensité. Se dégage alors une alchimie authentique qui nous happe entièrement.
    Un vrai bon film, assez éprouvant mais qui mérite vraiment le détour.

    7/10

  • La Critique


    PRIMER

    Liam

    Un film complexe mais très interessant

    Primer m'a fait un peu penser à Pi avec son côté "film de passionné réalisé avec 3 dollars". Shane Carruth réalise, joue, produit, monte, écrit et compose la musique...
    Je le conseille à tous ceux qui aiment se prendre la tête sur un scénar pour en comprendre les ficelles. Car c'est très complexe et une 2ème vision du film est indispensable pour aller jusqu'au bout. Mais que cela n'effraie personne, on prend un réel plaisir à s'immerger dans l'ambiance du film, d'autant que les acteurs sont vraiment bons.
    En bref, du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent. L'anti-blockbuster de référence (Helljohn, si Miami Vice est un antiblockbuster je suis curé). Mais bordel, pourquoi on fait pas des films comme ça en France ??

    9/10

  • La Critique



    LETTRES D'IWO JIMA

    dje59

    Un nouveau chef d'oeuvre , je n'ai qu'un mot pour le réalisateur : "respect ce film comporte des scènes vraiment dures montrant l'absurdité de toute guerre.... "

  • La Critique

    SCORPION

    111111

    C’’est un bon film qui raconte avant tout le trajet d’un personnage au fond du gouffre. Et les bastons sont, de mémoire, ce que j’ai vu de mieux dans un film français. Pour infos, le real à mis une somme important de sa poche pour que le film se fasse. Vu le genre de film et le jeune producteur, Scorpion c’est fait avec un petit budget…mais un grâce aux efforts de l’équipe, de Cornillac, etc, il a pu se faire.
    Et rien à voir avec Ong Bak !

  • La Critique



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