La critique d'Excessif

2/5
gothikacineus L'HISTOIRE : Le Docteur Miranda Grey (Halle Berry) est spécialisée en psychologie criminelle dans un pénitancier psychiatrique pour femmes, tenu par son mari (Charles S. Dutton). Sa vie va totalement basculer dans le cauchemar lorsque celui-ci est retrouvé chez eux, assassiné. Toutes les preuves désignent Miranda comme la coupable, et sa mémoire défaillante ne va pas l’aider. Elle se retrouve ainsi de l’autre côté des barreaux, suivie par un ancien collègue (Robert Downey Jr.), persuadé aussi qu’elle a sombré dans la folie. C’est auprès d’une ancienne de ses patientes et désormais voisine de chambre (Penélope Cruz) qu’elle trouvera peut-être le chemin de la vérité…
Ce n’est pas pour rien que Mathieu Kassovitz est considéré comme le wonderboy français. Non seulement parce que ce surnom était porté par son idole Steven Spielberg il y a quelques années, mais aussi grâce à sa carrière, exemplaire depuis plus de dix ans, ne cessant de gravir les échelons. Gothika représente la nouvelle étape, qui n’a pour autre ambition que d’être une bonne Série B de commande. Autrement dit, un film pas (trop) cher, vite tourné, de genre et qui divertit. Mission accomplie.

GOTHIKA
Un film de Mathieu Kassovitz
Avec Halle Berry, Robert Downey Jr, Pénélope Cruz, …

Le Docteur Miranda Grey (Halle Berry) est spécialisée en psychologie criminelle dans un pénitancier psychiatrique pour femmes, tenu par son mari (Charles S. Dutton). Sa vie va totalement basculer dans le cauchemar lorsque celui-ci est retrouvé chez eux, assassiné. Toutes les preuves désignent Miranda comme la coupable, et sa mémoire défaillante ne va pas l’aider. Elle se retrouve ainsi de l’autre côté des barreaux, suivie par un ancien collègue (Robert Downey Jr.), persuadé aussi qu’elle a sombré dans la folie. C’est auprès d’une ancienne de ses patientes et désormais voisine de chambre (Penélope Cruz) qu’elle trouvera peut-être le chemin de la vérité…


Halle Berry dans GOTHIKA


Plutôt que de se lancer dans des rivières encore plus pourpres, Mathieu Kassovitz a donc craqué au chant des sirènes hollywoodiennes. Soyons honnêtes un instant : qui refuserait de diriger l’une des plus belles et talentueuses actrices américaines du moment ? Certes, le label Dark Castle Entertainment, maison de production de Joel Silver et Robert Zemeckis, qui a commis les médiocres voire très mauvais La Maison de l’horreur, 13 fantômes et Le vaisseau de l’angoisse avait de quoi faire peur, mais en contrepartie il n’était pas trop difficile de faire mieux et de ne pas souffrir de la comparaison.

Depuis son Oscar, Halle Berry ne s’était pas vraiment mise en danger. Un rôle de James Bond girl dans Meurs un autre jour (certes choisi avant l'oscar), et celui de Tornade, repris dans X-Men 2, au milieu d’une vingtaine d’autres mutants. Dans Gothika, elle est la star, et l’assume parfaitement, n’hésitant pas à sacrifier sa redoutable beauté. Secondée par le génial Robert Downey Jr., qui trouva le moyen de lui casser le bras pendant le tournage (peut-être énervé par son personnage trop passif), on trouve aussi à ses côtés Penélope Cruz, venue moins d’une semaine sur le plateau. La comédienne espagnole marquera les esprits par sa faculté de camper une véritable névrosée… serait-ce là l’effet Tom Cruise ?


Halle Berry dans GOTHIKA


Avec près de 40 millions de dollars, un producteur-fan et un casting alléchant, le réalisateur Kassovitz peut dès lors s’amuser, faute de s’attarder sur un scénario qui flirte avec les clichés. La mise en scène est soignée, parfois originale et parfaitement éclairée par le chef-opérateur de l’inoubliable Requiem for a dream, Matthew Libatique, l’ensemble créant une ambiance plutôt suffocante. Filmé dans une ancienne prison à Montréal, le décor s'avère aussi remarquable et joue énormément dans les quelques sursauts provoqués, preuves d’une certaine efficacité. Malgré toutes ces réjouissances il faut tout de même placer Gothika à son niveau : nous sommes loin d’une atmosphère de terreur telle qu’on la rencontrait dans Les autres en 2002 ou Sixième Sens en 1999, il ne faut pas trop en demander à un scénario assez prévisible et qui aboutit sur une fin moyenne. Gothika, tout aussi distrayant qu'il soit, reste un film de commande classique.

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Les notes des internautes

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