L'HISTOIRE : Après une première quête qui leur a valu une célébrité planétaire, Harold et Kumar se préparent à vivre la plus grande aventure de leur vie : ils vont aller à Amsterdam pour qu’Harold puisse conquérir l’élue de son cœur, Maria.
Dans l’avion qui doit les mener à Amsterdam, capitale mondiale de la weed, Harold et Kumar sont pris, respectivement, pour un terroriste nord-coréen et un taliban poseur de bombe. Aussitôt rapatriés et arrêtés par le FBI, ils sont envoyés au camp de détention de Guantanamo.
A quelques très rares exceptions près (Beavis et Butthead se font l’Amérique, Half Baked), le genre ultra-spécifique de la « stoner road trip comedy » se contente de livrer des films totalement pas drôles aux yeux du spectateur non-stone. Et avec ses 18 pauvres millions de dollars récoltés en salle, Harold et Kumar chassent le burger fit les frais de cette mauvaise réputation du genre. Il lui fallut du temps pour que stoners et amateurs de schtarmbouzerie viennent à le découvrir et pour que le film engrange quelques 60 millions de pépètes dans les video-clubs (et trois ans avant qu’il ne débarque en France). Reste à savoir ce qui a réellement assuré au film son petit statut culte inattendu : le charisme drolatique de ses interprètes Kal Penn et John Cho ? L’univers particulier du réalisateur Danny Leiner ? L’humour de stoner des scénaristes ? Ou bien encore la façon qu’avait le film de taper avec une égale vigueur sur tous les stéréotypes ethniques ?
“On savait que le film serait d’emblée perçu comme politique étant donné son sujet, révèlent les auteurs-réalisateurs, alors on a tenté de le rendre aussi apolitique que possible, avec des gags à base de crotte et de torchage de cul avec la Constitution. Car si le film était perçu comme une satire politique, les fans nous auraient haï pour ça.” Une déclaration pleine de bon sens, mais qui ne reconnaît pas que le film, en l’état, pêche régulièrement par un trop plein tout de même « politisé ». Certes, Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo n’est pas un tract démocrate, mais il tente régulièrement de démonter les stéréotypes là où le premier film se jetait dedans à pieds joints jusqu’à les faire imploser. S’ensuit inévitablement une impression de suite donneuse de leçons, qui cadre mal avec la saine débilité revendiquée. A ce titre, le personnage d’agent du gouvernement ultra-raciste interprété par Rob Corddry (excellent acteur au demeurant) devient assez lourd dans la pesante démonstration de sa bêtise. Idem pour la scène avec George Bush, dont le portrait n’est pas forcément éloigné de la réalité, mais qui ne fonctionne pas des masses tant elle essaie de ménager le choux et la chèvre alors qu’on aurait espéré de l’agressivité, de la mauvaise foi, bref de la déconnade franche du collier. Ainsi, l’aspect « communauté » est probablement ce qui fonctionne le moins dans cet opus. A quoi il faut rajouter quelques tentatives maladroites de raccrocher les wagons avec le premier film. Ainsi, le paquet de weed géant, héros de la meilleure scène du premier film, fait ici son retour pour… la pire scène de cette suite ! 
Quoi qu’il en soit, tout amateur de schtarmbouzerie se dirigera naturellement vers ce film, en ayant peu de considération pour les avis critiques, qui s’accommodent mal le plus souvent de ce genre d’oeuvres. En vérité, le seul but de cet article était avant tout d’accoler le titre « Harold et Kumar » aux noms de Shakespeare, Socrate, Bukowski et Kerouac, histoire d’affoler les moteurs de recherche et d’amener sur cette page des gens qui n’ont rien à y faire. 












Ils sont de retouuur ! Après avoir pourchassé le burger dans Harold et Kumar goes to White Castle (Harold et Kumar chassent le burger en français), le duo se reforme pour se rendre à Amsterdam. Le ...